LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE
onie. Cette ville était défendue d’un côté par l’Euphrate, et de l’autre par des murs 1 * * ; les Juifs y trouvèrent un refuge contre la persécution. C’est en cet endroit que commençait le canal royal *; Samuel Aryokh ou Yarhinaï :t demeurait à Nehardaa. Jusque vers la fin du troisième siècle, il n’y avait pas de Minim 4 (chrétiens) à Nehardaa; on les y connaît au cinquième5 *, et cette ville est mentionnée sous le nom de N’ouharda ou de Bé-Nouharda, comme siège d’un évêché G.
“n:r, Schabor, où nous avons signalé7 une dérivation de l’Euphrate, est sans doute la ville de Persebora, la plus grande de l’Assyrie, après Ctesiphon. C’est le Sipphara de Ptolémée, où le Maarses sort de l’Euphrate 8. Elle fut connue plus tard sous le nom de Firouz-Scliabor : En l’année S88, raconte Scherira, une terrible catastrophe affligea la ville de Pome-Beditha ; l’académie de cette ville cessa et les docteurs se réfu-
1 Josèphe, Ant., XVIII. ix, 1.
*Cf. ci-dessus, p. 339.
*M. Fürst ( loc . cit., p. 100) explique -jvtN « ami des Ariens; » en effet, Samuel était en grande faveur chez le roi Sapor, de sorte qu’on a surnommé Samuel *1027 « le roi Sapor. » Quant au nom de ’XJ’m1 (Yarhinaï), on veut le faire dériver du mot ni1 « lune, » et on le traduit par « l’astronome; » Samuel s’occupait beaucoup d’études astronomiques. H disait : • Je connais mieux les chemins du firmament que les rues de Nehardaa. » Il est possible qqc Samuel ail été originaire d’une ville dont le nom était composé avec le mot ni' (cf. ci-dessus, p. 216), et de là le nom de Yarhinaï.
‘T. de 13., Pcsahim, oG a, Kntffü *!J/ J’i'D ’JJV'Tlir)
t> Même T., Herakhutk , 12 a.
* Assemani, Bibl.or., t. Il, p. 249 et 469.
7 Cf. ci-dessus, p. 336.
SMannert, loc, cit., p. 284.
gièrent à I'irouz-Schabor. On veut l’identifier avec la ville d’Aubar'.
N’ttrn, Harpanya , localité que nous avons déjà mentionnée pour ses bons fruits et pour la fabrication de ses paniers-canots, dont on se servait en guise de canots8. Harpanya avait une mauvaise réputation chez les Juifs; les habitants de cette ville étaient reconnus pour être plus mélangés que ceux de Meson et de Tadmor:'. « R. Hamnouna pâlit quand Oula, en admirant sa science, témoigna le regret qu’il fût de Harpanya *. » Harpanya représente sans doute le Hipparenum que Pline1 * 3 * 5 * place sur le Nahar Malka, probablement au nord de ce canal. Cette ville possédait une secte d’astronomes chaldéens, qu’on appelait les « Hippareniens 11 ; » voilà pourquoi Hipparenum n’était pas en bonne odeur chez les talmudistes.
ipaPim tnpN, Akra de Tholebanké, est identique, nous l’avons dit7, avec le Thelbenkané de Ptolémée; Akra signifie forteresse, et il y en existait une, selon toute apparence, à l’époque des talmudistes. De cet endroit jusqu’à Be-Coubé, on compte dans le Talmud vingt-deux parsa de longueur et six parsa de lar-
1 M. Fürst, loc. cil., p. G.
*Cf. ci-dessus, p. 335.
3 fol. de Bab., Ycbamoth , M a.
I Ibidem.
s Ilist . nat., vi, 2G. au lieu de est encore un
paragramme que le Talmud explique par C'Sifj IH * tout le inonde s'y réfugie, » c’est-à-dire c’est une population fortement mêlée. Nous ne voyons pas la nécessité de réfuter l'opinion deM.Joél (loc. cit., p. 376), qui veut identifier k^OTJ avec Ruphanea, en Syrie; nous y reviendrons en parlant de Pome-Nahru.
SRitter, loc. cit., t. X, p. 1 46.
* Cf. ci-dessus, p. 330.