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LES AUTRES PAYS DE L’ASIE

Plus nous nous éloignons du centre des communautés juives, plus les données géographiques des Talmuds deviennent rares. Il y avait cependant des Juifs dans presque tous les pays connus. Nous avons traité des parties de l’Asie à l’ouest et au nord-ouest de la Mésopotamie il nous reste à parler de celles situées au nord, au nord-est et à l’est de ce pays, et aussi de l’ile de Chypre, dont le nom parait dans les Talmuds.

onD’p» Kipris, est le nom talmudique de Plie de Chypre. Cette ile renfermait des communautés juives1 2, qui étaient probablement chargées d’envoyer le vin de Chypre (Ivafrisin)3, à l’usage des sacrifices dans le Temple do Jérusalem. Ivipros est mentionné aussi dans un passage agadique où il est question des massacres des Juifs sous Trajan : « Le sang des victimes coula à travers la mer jusqu’à Ivipros '. » On mentionne dans le

1 La Syrie et l’Asie mineure.

* Josèphe, Ant., XIII, x, 4.

3 Tal. de Jèr., Y orna, iv, îi. pD'-rjp jn

i Ibidem , Sonkah, v, 1. DHO’p'ÎJJ Q’2 c~n Le Midraseh [Ekka, i, 10) lit Ol'O’p "ITO “JJ et parle de cet événement comme ayant eu lieu sous Adrien ; nous reviendrons sur ce sujet dans notre partie historique.

Talmud le cyminium 1 de Chypre, à la forme courbe.

i’Z’ï;, Necibin. A la frontière de l’Arménie, vers la Mésopotamie, nous trouvons la ville de Nisibe, qu’on appelle dans le Talmud : Necibin; là se trouvait une écolo célèbre, dont le chef était R. Yehouda ben Bethera2. La communauté juive y était probablement considérable, car cette ville sert aux Juifs de refuge contre les persécutions, vers le nord, comme Nehardaa vers le sud ;l.

PlNCCir, Thosphaa, est sans doute la province de Thospitis de Plolémée. Rabba, le chef de l’école à Soura (469), était originaire de ce pays4, au nord de l’Arménie. Nous avons vu, d'après Rab, les frontières de la Babylonie talmudique s'étendre jusqu’à Bagraudanéné, et d’après Samuel 5, jusqu’aux montagnes Moexéné.

N’i’CiN, Arminia, est mentionné à propos do passages des exilés à travers ce pays. « Pour prolonger le malheur des Juifs, Dieu ne les a pas fait traverser des déserts, où tous auraient péri, mais il leur a fait prendre le chemin des Armènies, où on rencontre des villes et des forteresses, et où l'approvisionnement est trèsfacile fi. » Ce passage est agadique; cependant l’agadistc fait certainement allusion à une tradition connue parmi les Juifs d’alors, et qui fait prendre ce chemin aux dix tribus. Peut-être le pluriel dans le nom d’Arménie veutil indiquer les deux Armènies, la grande et la petite.

l 'l’ai, de Jér., Demoï, n, 1, ton CIpV DVIO’pa 1103 NPI)

2 Tal. de Bab., Sanhédrin, 1)2 b.

;) Josèphe, Ant., XVIII, îx, 9.

I Tal. de Bab., Salbath , 9D a; cf. M. Wiesner, Scholicn, etc., fasc. II, p. 193.

!* Cf. ci-dessus, p. 332.

II Midrasch, Ekha , i, U. en 7210 JH DT11N Pte ’JN CK 7CK

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