‹ La géographie du TalmudChapitre 189 sur 219 · LIVRE SECOND. PAYS HORS I)E I.A PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. PAYS HORS I)E I.A PALESTINE

-Dire, Nehavend. Un autre docteur identifie les villes de Madaï (ou Hara) avec Nehavend, au sud de Hamadan, sur le fameux el-Wentl1.

Le Talmud prend ici la Médie dans sa plus grande étendue, jusqu’à la mer Caspienne, et presque jusqu’au Caucase; Samuel, ainsi que nous l’avons vu4, compte Moschkhi comme la continuation de Hamadan.

-po , Kherakh, est peut-être la ville de Cliarax, non loin des portes caspiennes

’mc, Moschkhi , désigne sans doute les Moselti dans la partie sud de Colchis. Les montagnes du même nom se trouvent en Ihérie et en Colchis *. Il ne faut

une nuance de dialecte ; les syllabes »i« et ta se remplacent mutuellement dans les langues iraniennes. Les exemples nous feraient dévier de notre cadre; nous ne voulions que faire ressortir l'étvmologie de ni-otn-

Quant aux étymologies que les Arabes donnent de Hamadan, nous renvoyons au savant ouvrage de M. Burbier de Meynard (DicL geogr., hist. et litt. de la Perse, p. 897, 898). Nous en mentionnerons seulement une, qui est frappante pour l’orthographe talmudique de pcn: «Plusieurs Persans instruits disent que Ilamadân est un mot de l'ancienne langue, dont le sens est « la bien-aimée. » Ce serait alors de la racine sémitique Ten- II est curieux que les Persans n’aient plus connu l'explication par les mots ham « ensemble * et dân « endroit, » endroit de rassemblement, qui appartiennent à leur propre langue.

* Pour les étymologies arabes de cet endroit, voir l’ouvrage précité, p. 878 et 574. Il est surprenant qu'on ne mentionne pas l’explication de Nah « ville, » ville sur le Wend. La leçon de

que nous avons vue (ci-dessus, p. 873) employée dans le Talmud, serait peut-être Nch-crtend ; on dit Ervend pour El-Wend. (M. Pott, dans le Zschr., de M. Kuhn, t. VI, p. 235).

3 Ritter, op. cil., t. VIII, p. 118. Il est possible que le Ktrha des inscr. achm. (M. Spiegel, toc. Cil., p. 192) soit identique Bvec le -p2 du Talmud.

* Pline, Hist. uat., vi, 4.

:!7S I.A OEOOHAPHIK DU TALMUl)

point confondre Moschkhi avec Mosclikheni, que nous avons identifié avec les monts Moexéné, pays jusqu’où Samuel étend la Babylonie

’pDin .’pnn, Iloski ou Hozki; ce sont probablement les Cosséons, peuplade dans la partie-nord delà Susiane*. Osica ville albanienne, serait trop loin de Hamadan et de Nehavend pour pouvoir en être la continuation.

’pnn ,’pon , Romki ou Rotbki ; nous no trouvons aucun ancien nomaveclequel nous puissions les identifier.

Nous devrions nous occuper ici de lTbérie, province que quelques savants identifient avec l’Afriké du Talmud ; mais comme nous ne partageons pas leur opinion, nous en parlerons au chapitre de l’Afrique.

Nous quittons les peuplades du voisinage de la mer Caspienne, parmi lesquelles le Talmud place une partie des dix tribus, pour nous rapprocher de la province de Kurdistan ; nous traiterons ensuite des autres provinces à l’est du Tigre jusqu’aux Indes. On comprend qu’il sera impossible de nous tenir strictement au système géographique actuel de ces pays, la plus grande incertitude régnant pour les différents noms talmudiques, et les notices y étant entremêlées. Nous no nous occuperons pas ici des noms des peuples ; ce sujet trouvera sa place dans un chapitre spécial ; nous nous bornerons à ceux des pays et des villes.

mp, Ivardou. Abraham, dit le Talmud 4, demeura emprisonné sept années à Kardou, et trois autres à

î Quai remère, Mém. précité ., p. 423; cf. aussi M. llappoport, dans le Kerem hemed , t. V, p. 219.

•> M. Forbiger, op. cil., t. II, p. 61ü.

‘ Tal. de Bab., Baba bathra, 91 a, li’ZN CrT-K C2PU C\2w "Cj;

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