‹ La géographie du TalmudChapitre 190 sur 219 · LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE ‘.Wl · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE ‘.Wl

Coutlié. Kardou est sans doute la province de Kurdistan. Les habitants de ce pays sont appelés, dans le Talmud, Ivardouim ou Gardouira. « On n’accueille ni prosélytes Tadrnoriim ni Kardouim L » On parlo aussi de la monnaie i * * et du froment de ce pays :i. La tradition identifie lo mont Ararat, où l’arche de Noé s’est arrêtée, avec le mont Djoudi , au sud-ouest du lac do Van, en Kurdistan. Au pied de cette montagne se trouve un village du nom de Kariath Thamanin (village des quatre-vingts) : c Noe, disent les Arabes, est sorti là avec quatre-vingts personnes qui s’étaient sauvées avec lui; » sur le sommet du Djoudi se trouve aujourd’hui une mosquée. Les paraphrases syriaques et chaldaïques rendent « mont Ararat » par t mont Kardou 4 5. »

Ce pays, où se trouve le mont Djoudi, s’appelle, chez les auteurs grecs et latins, Kordouéné ou Gorduéné. Les montagnes qui séparent l’Assyrie de l’Arménie, sont les monts Carduchi ou Cordueni ; chez Ptolémée rspàaïsv r* .

Tnr, Couthé, mentionné conjointement avec Kardou °, est probablement un pays voisin du Kurdistan ; c’est peut-être l’Ur Casdiin de la Bible, sur la situation duquel les savants ne sont pas d’accord. Nous croyons

i Tul de Jèr., Yebamoth, i, 6; TaL de Bab., mime Traité, 10 a,

pnvotnn pi pmpn p ch: ri?:pc px.

- Tul. de Bab.. Ilolin, 54 b, flNÏTnp ou ’Î’HIÜ ; cf. Buxlorf, lex. talm., a. v. Il est possible que ces monnaies se rapportent à un des Gordiens, empereur romain.

:t Môme Tal., Pesahim, 7 a, NJT’JTnp ’ÎI’H-

iWiner, loc. cit., t. I, p. 82, rTO iirj. Il est possible que le nom d ' Arakadris, dans les inscr. achéménitiques (M. Spiegel, op. cil., p. 184), soit les monts Kardou.

5 Ibidem , p. 81 .

CT. ci-dessus, p. 378.

que la province de Coutlia d’où Salinananar transplanta les habitants en Samarie, est identique avec le Coullté cité plus haut comme prison d’Abraham.

*KVne, Margouan, patrie de plusieurs docteurs a, est sans doute la province de Margiana, entre l’Oxus et la province d’Aria 3. Les Talmuds ne disent rien de particulier de cette province.

Kîin T, Bé Houza ou Houza. Un grand nombre de docteurs sont originaires de ce pays. C’est sans doute la province de Susiane (Chusistan), à l'est du Tigre et au nord du golfe Persique. On raconte que R. Beroka, de Houza, se trouva au marché de Bé Laft *; ce dernier n’est autre que la ville de lîeth Lapetha, nom syriaque de la ville d’Ahwâz 5. La pureté des familles dans cette province était assez douteuse, et les bonnes familles de la Babylonie contractaient rarement des mariages avec les femmes de Houza®. Les mulets de ce pays étaient renommés, à en juger d’après les sculptures de Kouyounjik, oîi l’on voit les rois s’en servir comme de montures'. Les Talmuds ont connaissance de ce détail : « Lévi avait envoyé à Bé-Iîouzaï pour acheter un Ane (mulet) libyen fl.

t II ltois, xvii, 24, 30.

- Tal. de Bub., Aboda :ara, 31 b et ailleurs.

:1 il. Forbiger, op. cit., t. II, p. 303; cette province s’appelle Mar gu dans les inscr. ocliém. (il. Spiegel, lue. cil., p. 212.)

'• Tal. de Bab., Taanith, 22 a, Npir2 NTC2? ’IPI DNlin npn2 "1

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•> Hitler, toc. cit.. t. IX, p. 173.

<■ Tal. de Bab., Kiddouschin , 72 b.

" M. I.ayard, Minitek and Babylon, 1833, p. 449.

* T. de Bab., Sabbath, SI b. jo7 K"Cn- Ane libyen est un terme général pour de bons Anes. Nous parlerons de la Libye duns le chapitre suivant.

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