LIVRE SECOND. PAYS HORS DK LA PALESTINE
La Perse ne se trouve pas citée comme province clans le Talmud ; mais on parle quelquefois des Parsiim, ou peuple de la Perse, province considérée dans le sens de sa plus grande étendue. Nous reviendrons au peuple perse dans le chapitre des peuplades.
Avant de passser à la dernière province de l'Asie, c’est-à-dire les Indes, nous parlerons de l’Arabie.
, Arbia , est mentionnée quelquefois dans le Talmud ; mais il serait difficile de dire de quelle Arabie on veut parler, car il y en a trois, savoir: Arabia deserta, Arabia petracu et Arabia felix. Il est probable qu’on ne s’occupe point de celte subdivision dans le Talmud, et on parle de l’Arabie en général, c’est-à-dire de la péninsule qui comprend ces trois parties. Le3 chameaux et les parfumeries sont les produits les plus connus de l'Arabie*, d’après le Talmud. Deux villes de l’Arabie y sont mentionnées.
Ci; rra , Beth Garam, est le paradis de l’Arabie, dit le Talmud*. On peut identifier cette localité avec Yerirn ou Irem, dont les jardins sont surnommés le paradis 3 par les Arabes. Niebuhr 1 ne trouva cependant pas la végétation de Yérim aussi riche que celle des autres districts de Yemen.
■CîW, Bascar. Ses habitants ont envoyé chez Lévi (qui résidait souvent en Arabie), pour le consulter sur
* Toi. de Jér., Kethouboth. si, 1, et T. de B., même Traité, 07 a; Alexandre le Grand voulait se rendre en Arabie, le pays de la Casio, de la myrrhe, de l'encens et d’autres parfums. Cf. Rittcr, toc. cit., t. X, p. 37.
1 Tal. de Bab., Bronbin, 19 a.
:1 D’Herbelot, Ml. orientale, a. v., Iran.
* Description de P Arabie* p. 206.
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un point religieux1 *. Bas car de l’Arabie est encore mentionné, dans le Midrasch, comme ville ennemie des Juifs4. On veut identifier Bascar avec Baska ou Baskama, endroit situe dans la province de Guiléatide3. •
L’idole adorée en Arabie était, selon le Talmud, le Nischra (aigle) ‘. D’après les historiens arab s, la tribu himyarile, Dhou-l-Kela, adorait le Nasr5 *. L’aigle était aussi le symbole d’Ormuz
jaip, Karman. On parle des lits de Karman 7, et des gens de ce pays8 * qui viennent en Babylonie pour louer leurs bœufs aux laboureurs. Karman est probablement l’ancienne province de Carmania, aujourd’hui Kerman
\x~;n Bé Hindoue, signifie sans doute l’Inde, et probablement le pays de Paropamisadae, province qui touche à celle d’Aria l0. Nous ne croyons pas que les talmudistes, et surtout les rédacteurs de la Mischna, aient connu le pays au delà de l’Indus, bien que les Juifs noirs de l’Inde se disent descendre des dix tribus, et qu’ils
i Tal. tleBub., Sabbath, 130 a.
4 Midrasch, EU ha, ni, 3. N'ClJî ?tT
9 M. Schwarz, das heiligi Land, p. 188.
* Cf. ci-dessus, p. 303, note 2.
5 M. Chwolsohn, die Ssabicr und der Ssabûmus, t. II, p. 403.
«Winer, op. cil., t.. II, p. 100.
* Tal. de Bab., Sabbath, 138 a, ’tOMp nî3D
8 Même Tal., Nazir, 31 a, \X’:C'p~ Klin
* M. Forbiger, op. cil., t. II, p. bîiO.
1° M. Forbiger, op. cil., t. II, p. 480. La province d’Aria se trouve peut-être dans le Talmud sous le nom de N'iN, qu’on rencontre souvent en composition avec"c qui alors ne veut pas dire» lils. • mais on exprime par là le lieu natal (cf. ci-dessus, p. 280). Nous n'avons pas mentionne tous les noms composés avec *c, qui pourraient êlre des loculités, le point étant encore trop hypothétique. Nous avons cru néanmoins devoir les signaler.