chapitre sur les saducéens et les pharisiens dans le Urschrift
l’RKKAI'K
cette étude trouvera sa place dans notre second volume. Toutefois, nous devons rappeler que les saducéens i»ossédaient un code écrit, tandis que les pharisiens n’admettaient pas qu’on écrivît la tradition orale. Ktait-ce pour avoir la supériorité de la science, à l’exemple des prêtres égyptiens, ou bien craignaient-ils que. par des fautes de copistes ou par des falsifications volontaires, or ne vit se produire un autre schisme? Il est difficile de se prononcer sur ce point. La mémoire jouait un grand rôle dans les écoles; cette faculté est très-développée chez les peuples orientaux. Dès l’enfance, l’éducation consistait probablement à apprendre avant tout par cœur les interprétations de la loi. Aujourd’hui eucore, les vrais élèves du Talmud connaissent ce vaste livre presque entièrement de mémoire. Qu’on leur demande un passage, ils indiquent à l’instant la page où il se trouve. Il en a été sans doute de même chez les Indiens : une partie de leur littérature n’a été conservée que par des elTorts de mémoire. » On ne peut se faire une idée, dit M. Max Muller1, des puissantes facultés qu’acquiert la mémoire dans une organisation sociale aussi éloignée de la nôtre que les Parishad indiens le sont de nos universités. La force de la mémoire, telle que nous la voyons et l’entendons souvent, montre que nos notions des limites de cette faculté sont tout à fait arbitraires. Notre mémoire a été affaiblie systématiquement de temps immémorial... Aujourd’hui encore, où les manuscrits ne sont ni rares ni chers , les jeunes brahinans qui apprennent les
1 Oji. vit , p. DOI.