I.IVRK SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE
31^, Loüb, provihce Souvent mentionnée dans la Bible, est, d'après l’acception générale, la Libye, pays du nord de l'Afrique chez les anciens géographes. Chez les Romains, la Libye est une expression vague ponr désigner les pays inconnus en Afrique1. Le Tahnud identifie Loub avec l’Égypte (Miçri)*. On parle souvent des ânes libyens 8 ; c’est une expression devenue géné* raie pour dire des ânes des plus forts et des plus durs à la fatigue. Les ânes libyens sont peut-être les mêmes que les ânes des forêts, dont Pline ‘ dit qu'ils se trouvent en grand nombre en Afrique.
Sur la côte-nord de la Méditerranée, on mentionne :
twrtfip, Garthagena, lieu natal de plusieurs docteurs ■’*} c’est probablement la ville de Carthage. Il est possible pourtant que ce soit Garthagène, en Espagne, où il aurait pu exister une communauté juive au deuxième siècle.
N’13T3 >N’jD"io, Berberia, Mauretania. « Les gens de ce pays vont tout à fait nus, » dit le Talmud Une glose, qui s'est introduite dans le texte du Sipliré, ajoute encore « les habitants de Tunis 7. »
* Cf. ci-dessus, p. 380 .
* Tal. de Jér., Sabbalh, v, 1 ; on y parle des prosélytes qui viennent des loubim '2Ÿ70 IJ.
3 T. de B., Bekkorotk, 5 b ; Toi. de Jér., Sabbatk, v, 1, Dpl3^! cf. aussi ci-dessus, p. 380.
3 Mit. nul., vin, 30, 46; cf. M. Levysohn, op. cil., p. 143 et 373.
3 Tal. de Jér., Demot, v, 2, X’OJmp N2X ’3*i ; Tal. de Bab. Baba Kama, 114 A . tC’JDPp ton ’3T
3 Tal. de Bab., Ycbattiolh, 63 A, N'iB’ID 'BONI K,"C"0 ’MK D’OUI? }’3^1Î12L Le nom k,3D"'3 qui se trouve (Pet. rabbathi, ch. 15) à côté de K”1312 , doit sans doute être lu XOO''D (M. Sachs, Beitrage , fasc. I, p. 23).
7 Sect. Haazino k (éd. Friedmann, p. 137 a, § 120), C’fCH P12>2 C’onp C’r7nO» NODmODl D51B01 tnîTOO. On voit par
Il est question dans les Talmuds des côtes de la Berbérie. « La grande mer (la Méditerranée) est sortie deux fois de ses limites, pour se rendre, la première fois, jusqu’aux côtes de la Calabre, et la seconde fois, jusqu’à celles de la Berbérie; telle opinion est rapportée par R. Eléazar, au nom de R. Hanina. R. Alla rapporte le fait d’une manière différente : la première fois, elle est sortie jusqu’aux côtes de la Berbérie, et la seconde, jusqu’à Acco et Yaffo '. » Les anciens géographes s’imaginaient. en effet, que l’Océan, mer dont ils ne se faisaient pas une idée nette, s’écoulait dans la mer Méditerranée*. Le Talmud s’accorde ici avec l’opinion moderne, d’après laquelle la Méditerranée est formée par l’Océan; celui-ci serait allé la première fois jusqu'à la Berbérie, et se serait étendu plus tard jusqu’à la Palestine.
celte glose que la Berbcrica du Tulmud est à peu près la Berberie actuelle. C’est 1a province que les Hornainsappollent Marmaritica. Nous avons vu que le m et le b sont souvent confondus.
1 Tal. de Jèr., Schtkalim, vi, 2. D'CJ-’O '2P 12:2 ... C71
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"IJtl ai?» cf. M. Katzenellenbogen, Oçar Hokhmak, 1" année, p. 51.
i Pauly, Realencychpedie a. v. Ocenn.