‹ La géographie du TalmudChapitre 31 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

dit de ces palmiers : « Les palmiers des montagnes de fer peuvent servir pour la fête des Cabanes. » A cet endroit (où la fumée s'élève) se trouve la porte de Géhénne. » Josèphe ' suppose en effet que les montagnes de fer s’étendent depuis le lac de Tibériade jusqu’au pays de Moab. Baaras ou Baris se trouverait alors dans ces montagnes et peut parfaitement être l’endroit que le Talmud désigne par « la porte de Géhenne. » Or, cette dernière dénomination signifie dans le Talmud « le feu souterrain *. »

Les eaux thermales de Baris ou Callirhoê furent visitées par Hérode Ier pendant sa maladie. Ces eaux, dit Josèphe, avaient une vertu thérapeutique, on les administrait aussi comme boisson. Les voyageurs modernes3 ont remarqué à Callirhoë quatre grandes sources et beaucoup de petites. Les eaux dégagent des vapeurs de soufre, sans avoir le goût sulfureux ; leur température atteint comme celles des eaux du Tibériade 49° cent. Le sol est couvert aux alentours de roseaux, d’épines et de palmiers sauvages. C’est de ces palmiers que s’occupe le Talmud dans la discussion rapportée plus haut1 *.

Le Midrasch3 mentionne également les trois sources qui sont restées ouvertes après le déluge. Il les nomme : * les sources de Tibériade, d’Ablonim et de la grotte de Panéas. » Les deux derniers endroits ne sont mentionnés nulle part comme possédant des eaux thermales. Dans

i Guerre, IV, vn, 2. Cf. ci-dessous, p. 40.

* Tel. de Bab., Sabbath, 39 a; cf. M. Wiesner, Scholien sun bab.

Talmud, fasc. Il, p. 217. •

s Robinson, Phys, geogr., p. 163-166, t Cf. ci-dessus, p. 36.

s Bereschith rabbah, ch. 33.

uu autre passage talmudique1 * on parle de quatre sources thermales. « Il est permis de se baigner le jour de sabbath dans les eaux de Gadar *, de Hamlhan, de Assya et de Tibériade. » Hamthan est un des nombreux Hamalli ; M. Wiesner3 l'identifie avec Emmaüs dans la Judée. Assya signifie, d’après le même savant4, « l’Asie mineure; » des eaux thermales célèbres se trouvent en effet à Hiérapolis de Phrygie. Cela est inadmissible. Le mot Assya, quand il signifie dans le Talmud l’Asie, s’écrit ordinairement avec K. Nous croirions trouver plutôt sous le nom N’DJ' la ville d’Essa qui, selon toute probabilité, se trouvait à l’est du lac de Tibériade et avait sans doute des eaux thermales*.

S — McnUcara et plaine»

On parle à peine des montagnes de la Palestine dans les Talmuds; nous ne pouvons pas, par conséquent, donner un système de montagnes de la Palestine selon les Talmuds. Nous avons déjà parlé du mont Amanus* que les Talmuds placent à la frontière nord de la Terre d’Israël.

On dit du Liban qu’il répandait une bonne odeur (par ses arbres). « Aux temps messianiques, dit le Talmud, les jeunes gens d’Israël répandront un parfum comme le

1 K’izts ’Dai N’DJJ V22 ÎDOn *D3 TU '02 «Wm- Talm. de Bab., Sabbath, 109 a.

* Il fout lire TU au lieu de TU-

3 Scholien tum bab. Talmud , fasc. Il, p. 206.

i/bid., p. 207.

s Reland, Palœstina, t. Il, p. 776- *

* Cf. ci-dessus, p. 7.

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