‹ La géographie du TalmudChapitre 40 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

dans la tribu de Gad, et Golan, en Basan, dans la tribu de Menascheh. »

Selon les Talmuds1, ces six villes étaient situées deux à deux, l’une en face de l’autre, sur trois lignes presque parallèles. « Hébron, en Judée, est située en face de Becer. dans le désert ; Sichem, dans la montagne, en face de Ramoth, en Gilad; Kedesch, dans la montagne de Nehpthali, en face de Golan, en Basan. De façon que le pays d’Israël était partagé en quatre parties égales : les distances étaient les mêmes, de la frontière sud de la Palestine jusqu’à Hébron ; de là jusqu’à Sichem ; de ce point jusqu’à Kedesch, et enfin de Kedesch jusqu’à la frontière nord de la Palestine. »

On parle dans le premier livre des Maccabées* de trois provinces. Démétrius écrit à Jonathan : « On ne prendra rien du pays de Juda, ni des trois districts du pays de Samarie et de Galilée qui lui sont annexés. » Josèphe ainsi que les livres du Nouveau Testament* mentionnent toujours cette division en trois provinces du pays en deçà du Jourdain. La province au delà du Jourdain est désignée simplement par Perée (Ilspa'a).

Les Talmuds*, qui ne s’occupent point des divisions politiques, partagent la Palestine en Galilée, en Judée, et en Perée, au point de vue de l’observance de certaines pratiques religieuses.

Jérusalem formait une division à elle seule; on la cite

• Tal. de Bab., Makkoth, 9 b.

*1 Macc., x, 39.

3 Reland, Palestine, t. I, p. 178 etpass.

1 Mischna, Baba bathra, ,m,2. -Qjn rmiT HpinS flIîTlK tûbîû b’bim rnTj; Mischna. Kethouloth, xm, 9; Tosiftha, même traité, à la fin; Tal. de Bab., Sanhédrin , 11 b, et dans d’autres passages.

conjointement avec la Judée et la Galilée1 *. La province de Samarie souvent désignée par le nom de « pays des Kouthim. » (Cuthéens), est considérée comme une zone* qui s’étend entre la Judée et la Galilée. Ce n’est nullement en haine des Samaritains , comme l’avance Bachiene3, que les Talmuds n’énumèrent pas cette province parmi les divisions de la Palestine. Les écoles talmudiques s’occupaient exclusivement de la réglementation des pratiques religieuses (telles que . la dîme, les cérémonies de mariage, etc), qui variaient suivant les différentes provinces; ces prescriptions n'avaient aucune valeur pour les habitants de la Samarie; il n’y avait donc alors aucune raison de la comprendre dans leur énumération. Les docteurs des Talmuds mentionnent souvent l’ancienne répartition de la Palestine en douze tribus; ils en font usage pour mieux Axer la position d’un endroit, ou pour expliquer un verset biblique. Saint Mathieu4 détermine également la situation de Capernaüm à la frontière du pays de Zabulon et de celui de Nephthali , mais en réalité, cette délimitation n'existait plus à l'époque du second Temple.

La frontière entre la Judée et la Samarie est marquée, selon les Talmuds, par le village Kefr Outheni ou Outhnai 5. Josèphe6 donne comme frontière le village de Ginéa, dans la grande plaine ; ce village s’appelle aujourd’hui Djenin.

I Néhémie, xi, 3. rTTiiT T'1 cbtfYTC- Mischno, Kethouboth, iv, 9; Saint-Luc, v, 17; Actes des Apôtres, i, 8; x, 39.

* CVO VNi T al. de Jér., Haguiga, m, 4. N’p’CC® KCÜ

•npcco cvo

* Beschreibung eon Palastina (trad.allem.), 2* partie, t. I, p. 1 1

■tChap. iv, 13.

b ’JOniJ? ou ijtiiji XO ; Mischna, Gvittin, vu, 8.

* Guerre, III, ni, 4.

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