‹ La géographie du TalmudChapitre 44 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

» et inférieure1 *, salut. Nous vous informons qu'il est » temps de s’occuper de la seconde dîme du blé. Sur » la deuxième : « Salut, frères de la Galilée supérieure » et inférieure. » Nous vous apprenons que le temps est » arrivé de donner la seconde dîme de l’huile. Le troi- * sième feuillet contenait l’appel suivant : « Frères, dans » l’exil de Babel, de Madaï (Médie), de Yavan (dans les » pays où on parlait le grec) et d’autres lieux, salut. » Nous vous faisons savoir que les brebis sont encore » tendres, les pigeons jeunes et que le printemps n'est » pas encore à vos portes. C’est pourquoi, moi et mes » collègues, nous avons trouvé bon d’ajouter trente jours » à l’année. »

Nous avons vu que la plaine de Lod est comptée comme plaine de Darom -. On peut conséquemment affirmer que Daroma supérieure désigne la province depuis la plaine de Schefela jusqu’à Lod. Les Talmuds confondent le mot Darom avec Lod. On dit dans le Talmud de Jérusalem 3 : « Il n’est pas permis d’enseigner YAgadah à un Babylonien ni à un habitant de Darom, parce qu’ils sont orgueilleux et connaissent peu la Loi. » Le Talmud de Babyloue 1 remplace les mots : « habitants de Darom » par le mot Loudim. Les docteurs, que les Talmuds désignent par les noms de Deromai-' « les an-

1 Nom ton toi ntO’V KND1T! K2 tOûtO- Dans un

autre passage (Tal. de Jér., Moêd katon , lll, S) on parle de la > grande et de la petite Deroma. »

* Cf. ci-dessus, p. 46.

3 Tal. de Jér., Pesahim, v. 3; N1?-

3 Tal. de Bab. , même traité, 62 b., CHl’O piï J’N- Cf. la note de M. Kirchheim, dans l’ouvrage de M. Schwarz, lias keilige Land, p. 104 et 185.

Swjffim; Tal. de Jér., Pesahim, vu, 7.

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tiens de Darom 1 » ou « les savants de Darora » enseignaient probablement dans les environs de Lod, où nous trouvons des écoles à Yabnéh, Bené Bcrak, Lod * et autres lieux.

L'habitant de cette contrée est appelé « (ils de Darom, » par opposition au Galiléen 3, qui est désigné par « fils de Galil. » — « Les savants de Darom, dit le Talmud, observaient le deuil du 9 Ab (jour de la destruction de Jérusalem) dès la Néoménie; ceux de Sepphoris pendant tout le mois d'Ab, et ceux de Tibériade pendant la semaine du 9 Ab seulement1. » Ce passage pourrait nous faire supposer que Darom n’était qu’une ville à l’égal de Tibériade et de Sepphoris, et que les docteurs de Darom sont ceux de cette ville. Cette idée a été même émise par un savant contemporain 5. Toutefois, il est constant qu’aucun auteur ne mentionne une ville de ce nom, si l'on excepte celle de Kefar Darom 6, ville natale de R. Eliézer ben Yiçhak ; mais l'appellation de Kéfar village) indique clairement que c’était là une localité de peu d’importance, et dont le Talmud n’eût pu s’occuper aussi fréquemment. Les Talmuds, en outre, parlent des villes de Deromah. « R. Yohanan et R. Yonathan sont allés faire la paix dans une des villes de Deromah’. »

1 cm ’jpi; Tal. de Bab., Holin, 132 h.

*11 ne faut pas s’étonner du passage que nous avons cité plus haut, où l’on appelle les habitants de Lod « des ignorants; » les différentes écoles sont souvent en querelle, et en ce cas on ne pèse nullement les épithètes que l’une adresse à l’autre.

3 Cm p,W>3 p> Tal. de Jér., Hagutga , ni, 4.

* "NmtC i’NHOÛÎ .vNDm; TuL de Jér., Thaanith, îv, 9.

s Cf. les articles de M. Goldberg, dans le journal hébreu Bammaguid, 186b. p. 28b et 293.

8Tal. de Bab., SotaA, 20 b.

1 NDïTn K’mp ’Sai Tal. de Jér., Berakhoth , îx, 1.

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