LIVRE PREMIER. I.A PALESTINE
Eusèbe dit ailleurs que le pays dans les environs de Petra s’appelle Gébaléné; aujourd’hui encore le district qui est séparé par le Ouculy El-Ahsa du district Kerek porte chez les Arabes le nom de Djcbal ' . Un passage talmudique très-bizarre nous dit clairement que les Arabes habitaient les environs de la Gébaléné. « R. Yehoschoua ben Levi se trouvait par hasard à Gabla; il y vit des grappes grosses comme des jeunes veaux. Il s’écria : « Des veaux dansles vignes? » On lui répondit : ce sont des grappes. R. Yehonschoua reprit alors : * Terre, terre, retire tes fruits! Pour qui les produis-tu ? N’estce pas pour les Arabes qui se sont levés contre nous3.* La province Saronas est la même que la plaine de Sarou dont nous avons déjà parlé 3. Toutes ces provinces étaient divisées sans doute en districts que les Talmuds connaissent sous le nom de Hyparchie ('Vratpyja). On défend dans les Talmuds d'exporter des vivres de la Terre d’Israël dans les autres pays ni même en Sourya. Rabbi permet l’exportation du dernier district (N’r^O'n) de la Palestine dans le premier de Sourya l. Pour les quartiers des villes on emploie dans les Talmuds 5 le mot tWIDJTï C'Uvîiujvta).
§ *. — K e« ville* au Ions de la eûte.
mv, Gaza, une des cinq grandes villes des Philistins6,
i Burkhart, licite, etc. (trad. de Gesenius), t. Il, pp. 674 et 678 et la note de Gesenius.
-Tal. de Bub., Kethouboth, 112 a.
3 CF. ci-dessus, paire 4X.
1 Tal. de Bab., Guittin , 4 b.
sM6me Talmud, baba battra, 1 a.
fiJosuè, xm, 3.
fut détruite plusieurs fois pendant l’époque du second Temple1. Cette ville devait être encore très-importante après la destruction de Jéiusalem. On y compte au cinquième siècle huit temples païens2. Les Talmuds la mentionnent comme une ville dont le séjour est permis aux juifs malgré l’idolâtrie des habitants. Un autre passage parle d’une place appelée Yerkl 3 ou Itloza *, qui se trouvait hors de la ville et où Ton adorait une idole. Les Talmuds citent dans les environs do Gaza une localité appelée Hourbatha Saguirtha (ruine lépreuse)5. Gaza s’appelle aujourd’hui El-Ghouzé et compte IG, 000 habitants r’.
cm 1C2, Kefar Darom est le lieu natal de R. Klié— zer ben Yiçhak7. Le nom de Darom nous fait supposer que ce village était situé dans la plaine de Darom. Nous l'identifions avec le Bab-cd-Darom, près de Gaza R.
7TI ma, Beror Haïl était la résidence de R. Yohanan ben Zakaï9 vers la même époque où R. Gamaliel II
1 M. de de Raumcr, Pahestina, p. 193.
* Retond, Palœslina, t. Il, p. 193.
3 Tal. dcJér., Abodah Zarah, i, 4. Le mot m’ est interprété par * marché », probablement parce qu’on trafiquait sur lu place du temple pendunt les jours des fêles consacrés à l’idole.
lTal. de Bnb., même traité, 11 b. Le mot nil^îîjf s’écrit aussi VzCN ou Q'^CÎN et signifie ordinairement « un marché ù la viande; » M. Cassel (art. Juden dans Y Encyclopédie d’Ersch et Gruber) prend le mot pour le mot grec OoAo; et croit qu’on
veut désigner par ce nom le temple de Marnion (Reland, Palœstina, t. II, p. 793).
5 WP\3D Nn21!n, Tosiflha, NegaXm, chap. 6. Cf. pour les murs lépreux, Lévitique xiv, 33-53.
6 Robinson, Bibl. researches, tome II, p. 38.
1 Cf. ci-do.- sus, p. 64.
8 Robinson, Bibl. researckee, tome II, p. 38.
9Tal. de Bab., Sanhédrin, 32 b. Le nom de cette ville se trouve écrit de différentes manières dans les Talmuds. 1^3 dans le