LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
exerçait son patriarchat àYabneh. Cet endroit était sans doute situé dans les environs deYabneh. Serait-il peutêtre identique avec le village de Boureîr près de Gaza?
p^pSPN, Ascalon était une ville importante tant à l’époque du premier qu’à l’époque du second Temple. Hérode le Grand qui, selon Eusèbe, était originaire d’ Ascalon, avait embelli sa ville natale par différents édifices i. Ascalon, ville des Philistins et qui a vu naître plus tard ce roi étranger à la nation juive, ne fut pas admise par les talmudistes comme ville d’Israël sous maint point de vue des observances religieuses; elle fut considérée comme ville frontière du suds. Ascalon fut encore abhorrée parles juifs à cause de son idolâtrie4. On y adorait la déesse Derceto 3, et les Talmuds mentionnent une autre idole à Ascalon, appelée Çarifa ou Çaripa fi, qui est peut-être la divinité romaine Sarapia ou Scrapia
« Dès l’origine, disent les Talmuds8, les environs d’Ascalon, depuis la grande tombe jusqu’à Yagour, Goub et
Tal. de Jér., Demot, ni, I ; pin même Talmud, Maaseroth il, 2; bn -ny 103 dans le Tal. do Bab., Meguillah, 18 a; mjjj dans le même Talmud, Kethouboth, 65 a.
1 Robinson, Bill, researches, t. II, p. 35 et 45.
* M. de Rauiner, Palœstina, p. 173.
3 Mischna, Guittin, i, 1 ; cf. ci-dessus, p. 11.
1 Josèphe, Guerre, III, il, 1.
3 Diodorus Siculus, i, 4 ; Ovide, Métamorphoses, iv, 3.
6 Tal. de Bab., Abodah Zarah, 12 a; ND’IÏ-
3 M. Preller, Ramische mythologie (2* édition), p. 730. La racine pp\j signiüe en araméen et surtout dans le langage des Talmuds • composer ; » NÇ’IX pourrait donc exprimer « l'idole composée. » Derceto, la Vénus des Syriens était représentée moitié homme et moitié poisson. Cf. ci-dessus, p. 13.
«Tosiftha, Oholoth, ch. xvm. ppprN'C'inn D’IOIN Vnn;it?N13 l’jnri li’l (dans nos éditions 27;) 217 IJIl HÏ1 1J?1 Pm 12pD . C'NOÛ VÎT
LA GEOGRAPHIE DH TAI.Ml'D
Tarin, furent déclarés impurs. » L'endroit, «la grande tombe » que la Tosiftha mentionne, est inconnu; les trois autres noms sont mentionnés dans la Bible’ comme localités situées au sud de la Palestine. Tarin est peutêtre le nom araméen de Schaaraim dans la Bible4; les deux mots signifient « portes. »
Les habitantsd’Ascalon rendaientleur haine aux juifs3. Malgré toutes ces inimitiés, et bien que les environs d’Ascalon furent déclarés impurs (déclaration probablement rétractée plus tard comme cela eut lieu pour d’autre villes), Ascalon possédait non-seulement une population juive assez nombreuse, mais aussi des docteurs célèbres, entre autres Siméon ben Schetah, frère de la reine Alexandra *. Les Talmuds cependant rendent justice à un païen d’Ascalon qui honorait son père d’une façon exceptionnelle, de sorte qu’on le propose comme exemple pour l’accomplissement du cinquième commandement du Décalogue1'. « On demanda à R. Eliézer : Jusqu’à quel point faut-il honorer ses père et mère ? il répondit : « Allez chercher votre réponse chez le païen Dama-ben-Nethina à Ascalon. »
Un jour on vint chez ce Dama pour acheter des pierres précieuses destinées à YEphod u ; on lui offrit une somme considérable (GO ribbo, selon d’autres 80 ribbo). Or, les clés de l’écrin où ces pierres étaient enfermées se trouvaient sous l’oreiller de son père qui dormait en ce moment. Dama, plutôt que de troubler son sommeil,
’ nr (Josué, xv, 21); 2; (IL Samuel, xxi, 18).
2 (Josué, xv, 36).
3Philon, De lajatione ad Cajum, p. 1021 ; Midrasch, Sckir ha- Schirim, vu, 2.
1 Tal. do Jér., Sanhédrin, vj, 9.
!>Tal. de Bub., Abodah ZaraA , 23 i.
«Une des pièces du costume du grand-prêire. Exode, xxvm, 6.