‹ La géographie du TalmudChapitre 50 sur 219 · IJVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

IJVRE PREMIER. LA PALESTINE

lui reproche d'avoir commis une erreur, car, dit-il, Yabneh, le siège du sanhédrin, doit se trouver en Galilée. Ce savant promet de donner à l’article Yabneh 1 des preuves à l’appui de son opinion. Nous ne croyons pas qu’il y réussisse. Yabneh en Galilée ne pourrait être que Yabnéel de la tribu de Nephtali2; mais à l’époque talmudique3 * 5 cette ville s’appelle Kefar Yama et non pas Yabneh. Les docteurs les plus célèbres formant le sanhédrin demeuraient aux environs de Yabneh en Judée; R. Éliézer et R. Tarphon à Lod, R, Akiba à Bene Berak l.

Nous savons par les Talmuds'1 que jusqu’à la fin du deuxième siècle on ne pouvait fixer la néoménie qu’en Judée. Or, R. Yohanan ben Zakaï décida6 que cette fixation aurait lieu à Yabneh, la ville devant donc être en Judée. Toutes les traditions talmudiques7 rapportent que le sanhédrin devait siéger en Judée; la translation de ce tribunal en Galilée ne se fit que par suite de l’état de guerre à l’époque de la levée des boucliers du célèbre Bar Cosibah.

La Galilée était fort peu estimée à Jérusalem, comme nous le verrons ultérieurement. Cette province ne possédait pas de savants et encore moins une école. Or, si R. Yohanan a demandé la conservation de Yabneh c’est en faveur des nombreux savants qui y vivaient, ce qu’on

i Nous ne possédons de cet excellent ouvrage que le premier volume qui contient les mots commençant par N.

SJosué, xix, 33.

3 Tal. de Jer., Meguillah, i, 1.

1 Tal. de Bub., Sanhédrin, 31 b.

5Tal. de Jér., Sanhédrin, î, 1 et 18.

«Mischna, Rosch haschanah, rv, 4.

7 Tal. de Bub., Zebahim, 34 b; Midrascb, Yalkout, Genèse, ch. 49.

ne rencontrait pas en Galilée. On pourrait donner encore bien d’autresarguments pour réfuter l’opinion deM. Rappoport. Nous nous bornons à renvoyer le lecteur au savant article 1 de M. le Dr Gractz sur ce sujet.

3ip, Koubi se trouve, selon les Talmuds, près du pays des Philistins4. Cet endroit est peut-être identique avec El-Koubeh, non loin d’Akir (Ekron)3.

71^>, Lod 1 des Talmuds est sans doute la ville biblique 77 (Lod) qui appartenait à la tribu de Benjamin3. Elle est appelée dans les écrits grecs Lydda, et plus tard Diospolis. D’après les Talmuds, Lod se trouvait à une journée de distance à Test de Jérusalem.

« Pour donner un aspect plus gai aux marchés de Jérusalem, dit le Talmud6, on avait ordonné d’apporter les prémices en nature. Mais comme celaétait impossible pour les endroits trop éloignés de la capitale, on se contentait de l’exécution de cette ordonnance à la distance d’une journée de chaque côté de Jérusalem. On surnommait cet espace « le vignoble carré. » La limite de l’ouest était Lydda, vers le nord Acraba, vers Test le Jourdain et vers le sud Elath. » Les communications entre Lod et la capitale ont dû être très-faciles. On dit par hyperbole, dans les Talmuds 7, que les femmes de Lod

• Monathsschrift de M. le D' Frankel, année 1833, p. 109.

- Tal. de Bab., Sanhédrin, 9b a.

3 Voir la carte de M. Van de Velde.

3 Nous avons conservé la prononciation biblique pour cette ville (77), bien que le nom grec AiSSa nous porterait à croire que chez les juifs on prononçait ce nom Loud ou Lud (*|p).

SNéhétnic, vu, 33.

fiMischna, Maascr schéni, v, □7wT17 1771)1 ’J737 C"D

posn p po7pjfi cmn p n7-x ncinn nt» ivni 7x 7:7 thk cv

mien p }77TI1 27jpn p 717. La leçon du Tal. de Babylune (Beçah 3 a) pcSH ]C n7’J? est incorrecte.

7 Tal. de Jér., même Traité, v, 2 ; Midrasch Shah, ni, 3.

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