‹ La géographie du TalmudChapitre 60 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

lequel les plus grands vaisseaux étaient à l’abri, enfin, les amphithéâtres et les autres monuments dont il dota Césarée, lui avaient déjà précédemment assuré la prééminence sur Jérusalem. Le gouverneur Félix et son successeur Festus résidèrent dans cette ville1.

Le port de Césarée, que Josèphe i décrit avec tant de prolixité, est mentionné dans les Talinuds sous le nom de Leminah 3, semblable au nom que lui donne Josèphe Xiiiijv. Ce port n’est plus considéré comme < Terre d’Israël » au point de vue des exercices religieux. Il est probable que sous le mot Schounitha 1 dans le passage talmudique où l’on dit: * R. Yiçhak s’est promené sur le Schounitha de la mer de Césarée, » on doit comprendre la construction dans le prot, que Josèphe •’ appelle -psx'j;i.îa, et qui était destinée à briser les vagues qui battaient les jetées. La côte de Césarée, désignée dans les Talmuds par Kipthu di Kisrè **, était déclarée impure. On dit, en général, que les côtés est et ouest de Césarée sont regardés comme des tombeaux et sont par conséquent impurs \ Le côté est s’étendait, d’après laTosiftha8, « de Tetrapolin jusqu’aux caves. » Aucun auteur ne parle d’une place appelée Tetrapolin ou Teiraporos‘J à Césarée. Les caves que la Tosiftha mentionne

1 Actes des Autres, xxiv, 27 ; xxv, 1 .

2 Ant., XV, iv, 6.

3 Tal. de Jèr., Guittiu, i, 8. 'HD’p PB’dV

1 Midrasch Koheleth , v. 8. pD’pl NOH KfïOW Pp P"îDDV

!> Loc. cil.

"Tal. de Jér., Nazir, ix, 1. NCO'Z-

" Mischna, Oholoth, xvm, 9.

8 Tosifllia, Oholoth, ch. 18. pC'EO USO pD’p m» 1ITPN1

•npr n:n no -uo *ijn nPr

"Selon la leçon de R. Nathan dans son dict. tal. Aroukh niNOitûîO) ce qui est peut-êre le mot grec rrcpinopot, une tour avec quatre passages.

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sont peut-être les voûtes souterraines et les caves dont Josèplie 1 * parle en ces tenues : « Il y a des voûtes souterraines et des caves qui n’avaient pas exigé moins d’architecture que les constructions au-dessus du sol. » Un docteur i, cependant, soutient que le côté est île Césarée était pur au point de vue de certaines pratiques religieuses.

Césarée possédait nue population mixte de Grecs, do Syriens et de Juifs 3 *, Los Talmuds 1 mentionnent aussi des Samaritains habitant cette ville. Des chroniqueurs chrétiens5 parlent do ces derniers qui auraient excité le peuple contre leurs coreligionnaires en 484 et eu Ü48. Quoi d’étonnant que des rixes aient souvent ou lieu dans cotte ville où les préjugés ne devaient pas manquer ! Les Juifs, raconte Josèplie prétendaient avoir des droits sur la cité, parce que Hérode, un roi juif, l’avait construite; les Syriens, de leur côté, soutenaient que Césarée, lorsqu’elle était encore la « tour de Straton, » n’avait jamais ou d’habitants juifs. Les autorités romaines châtiaient sévèrement les auteurs des rixes qui s’élevaient entre les différentes fractions de la population, mais les troubles recommençaient à la moindre occasion; Un jour on en vint aux mains dans une synagogue même. Les Grecs, raconte Josèplie, qui sous Néron eurent beaucoup de privilèges, étaient très-dure

1 Luc. cil, Cf. M, Oppenhcitn dans le Muuathsichrifl do M- le D' Frankel, 18(30, p. 431.

- Tal. de Jér., ( ruittin , i, 1.

:l Josèplie, Guerre, II, xiv, 4.

1 Tal, de Jér., Aioiiai carah, v, 4.

sReland, l’alastina, t. II, p. (373,

•’.lw/., \X, vin, 7. La Tosifthu [O/ioloti, ch. 1S) rapporlo également l'opinion de quelques rabbins qui disent que les Juifs ont toujours possédé lu ville de Césarée.

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