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delh-haçalmon. Mais la Tosiltha ne dit nullement que ce torrent se soit desséché pendant la pierre d’Adrien. Barin est en outre traversé par plusieurs torrents 7, et ce n’est pas l’eau qui y aurait fait défaut. Le Nahr-Arsuf, de son côté, ne touche pas à Barin1, et aucun torrent descendant du côté de Sichem ne peut couler vers Barin. Ce nom n’a point d’analogie avec Bettar ; Barin, au reste, est situé à dix milles de la mer, ce qui ne s'accorde avec aucune donnée des Talmuds.
Nous avons vu 2 qu’Antipatris marque la frontière de la Judée; la ville même était habitée par des païens. Césaréo était complètement entre les mains des Romains, puisqu’elle est devenue la capitale de la Palestine après la chute de Jérusalem. Bettar, par conséquent, si on l’identifie avec Barin, aurait été pris entre la mer, deux fortes garnisons romaines et les Samaritains, ennemis implacables des Juifs. En outre, Barin se trouve tout à fait dans la plaine, et pour la fortifier il eût fallu beaucoup de temps et des travaux considérables; comment les Romains auraient-ils laissé les Juifs mettre ouvertement une aussi importante ville en état de défense? La situation do Barin ne permet pas un instant de penser qu’on ait pu se livrer clandestinement à de pareils ouvrages.
Pourquoi les Juifs, dans leur dernier et héroïque soulèvement contre la tyrannie étrangère, auraient-ils choisi comme centre de résistance, une ville ouverte située en plaine, où il aurait été impossible de se maintenir pendant des années?
Ce serait là un fait bien extraordinaire dont l’histoire
1 Cf. la carte de M. Van de Velde.
- Cf. ci-dessus, p. 57.
ne fournit pas d'exemple. Or, nous savons par les Talniuds que Bettar fut assiégé pendant trois ans et demi1, et ne tomba aux mains des Romains que par trahison.
Ajoutons encore que les Talmuds * racontent que Bettar florissait déjà cinquante-deux ans avant la destruction du second Temple.» Les habitants de Bettar se sont réjouis do la chute de Jérusalem : lorsqu’ils s’étaient rendus pour les fêtes dans la capitale, les conseillers (magistrats) les avaient circonvenus pour leur acheter, à bas prix, des terrains à Bettar, car on prévoyait déjà la chute de Jérusalem. En arrivant à la maison, les habitants do Bettar maudirent les pieds qui étaient allés à Jérusalem. » Cette tradition nous apprend que les habitants de Jérusalem, les familles riches au moins, cherchaient un asile pour l'époque où leur ville ne serait plus. R. Yohanan ben Zakaï avait demandé à Vespasien la conservation de Yabneh 3, qui devint le centre du judaïsme. C’est vers ce centre que se dirigèrent les Juifs après la chute de Jérusalem et non vers Betarus près de Césarée.
M. Graetz 1 est forcé d’identifier la plaine de Belh Rimmon ou de Yadahn, qui doit se trouver près de Bettar, avec la ville de Hadad-Rimmon (pie saint Jérôme place près de Yezréel et qui porta le nom de Maximianopolis. On ne peut guère comprendre quelles torrents de sang soient montés de Barin, situé en plaine, vers Hadad- Rimmon , à moins d’invoquer des faits surnaturels.
1 Tul. iloJér., Taanith, iv, 8. Dli’TIN TVDV HiTiOl C'VC zbv '-"2 b]} type C’était lu durée de toute la guerre de Bar-Coziba.
2 ibidem, -tnxp irra nrj? n:r c’nri c’rcn ion* w h ’in
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3 Cf. ci-dessus, p. 106.
4 Geschichle der Juden (2r édit.), t. IV, p. 461.
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