‹ La géographie du TalmudChapitre 7 sur 219 · PRÉFACE XXXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXXIII

dit encore M. Renan, que l’étude de la langue talmudique ait une véritable importance. Cette langue remplit une lacune dans l’histoire des idiomes sémitiques. »

Mais nous ne devons pas pousser plus loin cette description concise du Talmud, et nous la quittons pour parler de la littérature des Targoumim.

Outre cette vaste collection composée de la Mischna, de la Tosiftha, des deux Guémares et des Midraschim, j’ai dit faire usage pour le mémoire demandé par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, des Targoumim ou traductions chaldéennes de différents livres bibliques, qui, dans une certaine mesure, appartiennent aussi à la littérature agadique. Nous en possédons quatre sur le Pentateuque :

1° La version samaritaine , version littérale.

2° Le Targoum d ’Onkelos; c’est en général une traduction fidèle, ne renfermant que peu d’agadah.

3° Le Targoum du Pseudo- Jonathan, qui est attribué par la tradition juive à Yonathan ben Ouziel, élève de Hillel, et qui est rempli d’explications agadiques.

4° Enfin, le Targoum de Jérusalem, qui est incomplet, et qui parait être une seconde rédaction du précédent.

Le Targoum de Yonathan ben Ouziel sur les Prophètes, celui des Hagiographes, fait en général sur la traduction syriaque de la Peschito, ainsi que le Targoum sur les cinq Meguilloth, n’ont dû être que raremet cités dans mon travail.

Quelques œuvres liturgiques et plusieurs élégies portent également le caractère agadique. C’est surtout

Page 1