LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
Gath-Rimmon ', à douze milles de Diosjtolis, en se dirigeant vers Eleuthéropolis. -
r6’X, Elath, d’après la Mischna 3, localité à une journée de Jérusalem, vers le sud. Il est difficile de préciser quelle était cette ville. Il ne faut pas songer àAïlalh sur le golfe du même nom, qui est à 150 millos de Gaza4. Cette dernière ville qui, à la grande époque du roi David appartenait aux Juifs !i, ftit plus tard perdue pour eux0. Elle est comptée comme une ville de la Palœstina terlia, région qui ne fut nullement regardée7 comme appartenant à la « Terre d’Israël. » M. Rappoport8 veut l’identifier avec la ville d’ Elusa que saint Jérôme9 place dans le pays de Moab. Ptolémée 10 énumère Elusa parmi les villes des Iduméens, vers l’ouest du Jourdain. Robinson1 1 a trouvé au sud-ouest de Reer-Saba des ruines que les indigènes appellent El- Khulasa , et qu’il suppose avoir été l’ancien Elusa. Néanmoins, si la dernière identification môme était exacte, Elusa se trouverait toujours à plus de deux journées de Jérusalem. Les anciens voyageurs11 la placent dans la province de la Palœstina tertia ; elle n’appartenait donc aucunement à la Terre d’Israël, puisque Beer Saba est déjà la frontière biblique du sud de la Palestine.
• Josué, xix, 45.
* Onom. s. v. Galhremmon.
3 Cf. ci-dessus, p. 76.
•Pline, Hist. nat., v. 12.
3 II Samuel, vm, 14.
8 II Rois, xvi, 6.
7 Cf. ci-dessus ch. 1, § 3.
8 lirtkh Miitin, p. 53.
9 Comm. d'Isaïe, ch. 15.
•°Reland, Palœstina, t. Il, p. 755.
11 Bibl. researches, 1. 1, p. 201 et pas?.
•5 Reland, Palœstina, 1. 1, ch. 35.
120 I.A OKOGRAI'HIK I)ü TAl-ML’I)
M. Rappoport 1 rejette avec l>eaucoup de bon sens la conjecture de M. Schwarz qui voit dans Elatli une abréviation d’üleuthéropolis 2. Les Talmuds se servent assez souvent des abréviations en conservant la première lettre des mots, jamais plusieurs. M. Graetz3 fait observer avec raison que si l’opinion de M. Schwarz se confirmait, Hébron, situé au sud d’Eleuthéropoüs, serait exclu du rayon des prémices, ce qui est inadmissible. On ne peut non plus chercher Elath dans la vallée d’Elah de la Rible*, celle-ci se trouvant au nord-ouest de Jérusalem, dans le voisinage de Sokho et d’Azeka; sa distance de la capitale est moindre d’une journée. D’ailleurs, comme Eleuthéropolis, la vallée d’Elah est au nord-ouest de Hébron, et la même objection se présente que ci-dessus.
Dionysius5, dans sa «description du monde, » mentionne un endroit EXatç qui semble se trouver dans les environs de Gaza, et qui s’accorderait assez bien avec notre Elath. Toutefois, d'autres écrivains11 appellent Elaïs, une ville phénicienne. Il est possible qu’il y en avait deux ou même plusieurs de ce nom. C’est un cas assez fréquent dans la géographie de la Palestine.
K'cbs, Talmia est la ville natale d’un certain Menahem7. Cette localité est probablement identique avec le Telem
i Art. précité.
îpk'K pour C'bir.rn^’N-
3 MonatktSChrift, 1853, p. 111.
■*1 Samuel, xvn, 2. Cette vallée est appelée aujourd'hui» d’après Robinson (Bibl. restai-., I. II, p. 21), Ouady sumt. Cependant une tradition monastique place le ouady Beth Hanina à six heures de Socho comme la vallée d'Elah, ce qui serait une journée de distance de Jérusalem. Cf. Robinson, ibid., 1. 1, p. 4üî .
5 Reland, Palœstina, t. II, p. 747.
6 Ibidem.
" Midrasch Kohrleth , v, 10.