LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
de la Bible1. M. Schwarz4 la place au nord de Moladah, et ajoute que tout ce district s’appelle encore aujourd’hui Toulam. Nous n’avons retrouvé cette indication dans aucun autre ouvrage sur la Palestine.
CTO, Sokho, ville natale d’Antigone3, le fameux maître des deux sectaires Çadok et Boëthos dont nous aurons l’occasion de parler dans la partie historique. Sokho est mentionné dans la Bible comme ville de la plaine au sud de la Judée 4;un autre Sokho se trouvait dans les montagnes de Juda3. On ne sait de laquelle de ces deux villes Antigone était originaire.
Jiyo, Maon, dans les montagnes de Juda®, est connu dans la Bible comme endroit où David s’était réfugié 7 et où avait demeuré Nabal 8. Cette localité est appelée dans les Talmuds, Maon en Judée, où R. Yohanan ben Zakaï se rendait quelquefois3. Dans les Talmuds on trouve mentionnée une synagogue de Maon10, de laquelle on jouissait d’une jolie vue11. Robinson14, qui identifie Maon avec la localité actuelle de Main, rapporte que de
< Josuè, xv, 24.
* Das heilige Land, p. 71.
3 Pirké Aboth , l, 3.
Uosué, xv, 33.
5 Ibidem, 48.
®Josué, xv, 53.
' I Samuel, xxm, 24.
8 Ibidem, xxv, 2.
9 Mckhiltha, sect. Yethro, 1 (éd. Weiss, p. (19 a), p pnV 1
rmrp pyei? rrénj? rrn ’tei
io Tut. do Ilab., Sabbalh, 139 a. pJ?OTNn2’33
• (Même Tal.. Z ébahira, 118 b. Kascln dit qu’on a la vue sur Schilo, ce qui est impossible. M. Schwarz [Thebouoth huareç, p. 78 b.) croit qu’il est question dans ces passages talmudiques de Beth-Maon en Galilée; lu vue de la synagogue serait sur Tibériade.
t* Bibl. researches, t. I, p. 494.
Maïn, qui se trouve sur une colline, on a la vue sur Hébron, Youtta, Kourmoul, et d’autres endroits. Nous trouverons en Galilée une localité do Beth-Maon qui ne doit pas se confondreavec notre Maon.
pau n'2, Beth-Goubrin. dans une contrée fertile, selon le Midrasch '. On y dit que les mots de la bénédiction* donnée par Isaac à Esaü, « que Dieu te donne la rosée du ciel, » ont trait à Beth-Goubrin. Dans un autre passage du Midrasch 3 on rend le mot Scîr par Beth-Goubrin. Il faudrait supposer, d’après ce passage, l’existence d’une ville de ce nom dans les montagnes de Seïr, possession d’Esatt. Mais le Midrasch ne s’arrête pas là; il place aussi Eleuthéropolis dans la même région. En effet, au verset 1 « et les Horéens dans les montagnes de Seïr, » le mot nn est expliqué dans le Midrasch 5 par Eleuthéropolis. »
Personne n’admeltrait avec M. Rappoport w deux Eleuthéropolis, l’un au sud de Hébron et l’autre dans les montagnes de Seïr. Le Midrash fait évidemment confusion : Esaü est appelé dans la Bible 7 Edom ; or. il y a deux provinces qui portent le nom d’Idumée®:
1 Beresckilh rabba, ch. 6.
* Genèse, xxvii, 39.
^ Yalkout, Genèse, ch. 33.
* Genèse, xiv, 6.
Beresc/iitb rabba, ch. 42. O’TtQVlPPtî 'tnn PXV Quelques éditions portent , ce qui est une faute des copistes.
Saint Jérôme partage la même opinion sur le mot Ilori. Cet auteur dit (Comm. ad. Obadiam, 5) : « Eleuthéropolis, ubi ante habitaverunt Eorraei qui inlerpretantur liberi, unde ipsa urbs postea sortit» vocabulum est. » Disons en passant que saint Jérôme, dans ses commentaires sur l'Ancien Testament, aune grande partie des explications agadiquesdes Talmuds.
8 Erekk Millin. p. RO.
< Genèse, xxv, 30.
8 Cf. ci-dessus, p. 112.