LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
Tanis), n’est mentionnée sous ce nom dans la Bible qu'à partir d’Abraham ; elle s’appelait auparavant Kiryath Arba, « la ville des quatre (géants) *. » Les brebis offertes en sacrifice au Temple de Jérusalem, provenaient de Hébron 2.
TCI, Debir, ville appelée autrefois Kiryath Sepher « la ville du livre ou des lettres. » Peut-être conservaiton dans cette ville les archives des Anakites, ou encort y cultivait-on les sciences4. Le nom qu'elle porte ailleurs, Kiryath Satina*, signifie peut-être la « ville de la tradition, » du mot arabe sunnah.
Le mot « Debir » peut se traduire par * parole » ou « science » dans l’acception du mot Xéfoç. Faut-il supposer que les Hébreux aient conservé cette idée dans la dénomination de Debir? Le Talmud 6, tout en faisant un jeu de mots, prend Debir dans le même sens. On y dit : « Les Perses appellent un livre Debir ce qui est une allusion au verset < le nom de Debir était autrefois « Kiryath Sepher. »
Cray. Énaïm. dans l’épisode de Juda et de Thamar s, est donné par un docteur du Talmud a, de même que dans
• Genèse, xxm, 2.
2 Tal. de Bab., Menahotk, 87 a,
3 Josuc. xv, 15.
■•Le Targoum rend les mots içd HHp par *--'K nHpî les septante par rôiia yMa^tiui. Le Saint des Saints dans le Temple est appelé *P3"I> parce que la parole de Dieu est censée sortir de cet endroit (cf. Gesenius, Thésaurus , a. v. et Ereç K ’edoumim, U I, p. 108).
5 Josué, xv, 48.
6 Tal. do Bab., Abodah Zarah. bPr;D7 \XD~D llp )N02 2T '17 S'
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7 C’est le mot Daflar dons le persan moderne.
8 Genèse, xxxvm, 14 ; a>yiy PTS- Dnd., 21 , C’j'yD-
“Tal.de Bab., Sotah, 10 a. NID jCVDJ’y ICrr NID CipD ''"N
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LA GEOGRAPHIE I>V TALMi'I)
les septante ', comme nom d’un endroit. Le talmudiste a en vue l’endroit biblique Haénam, situé prèsd’Adoullam, région où se passe l’épisode précité. Un autre passage talmudique* mentionne une localité, Kcfar Enaïm, qui est probablement identique avec Haénam 3.
nom: rra nj,'p2, Bikath beïth Netophah, mentionné dans la Mischna 1 comme un endroit où l’herbe se conserve longtemps fraîche, grâce à l’humidité du sol. La Bible5 nomme une ville de Nétopha. entre Bethléhom et Anathoth. On rencontre aujourd’hui aux mêmes environs une localité appelée Be'it Neltiff’. Il n’y a aucun doute que ces trois localités ne soient identiques. On parle dans la Mischna « des olives ha-nclopha ' ; » peut-être sont-ce des olives qui proviennent de Netopha.
jnpn, Thecoa se trouve, d’après les septante s , dans les montagnes de Juda, à neuf ou à douze milles au sud de Jérusalem et à six milles de Bethléhem 9. Cette
* Mp!>; tais xiXatç Aîvdv. Philon et Eusèbe sont de la même opinion pour ce mot; la Vulgate le traduit par in bivis (Cf. Reland, Palœstina, t. II, p. 761)
* Pesiktha rabbathi , ch. 23.
3Josué, xv, 34. c:'>n
1 ScUebiilh, ix, H.
R lisdras, n, 22.
G Robinson, Pib/, researches, t. Il, p. 223.
7 Piah, vu, 1 ; ncm:n rVD- Le Tal. do Jérusalem ( Ibidem ; l’explique par la racine rpy « dégoutter » des olives dont l’huile dégoutte. Nous croyons reconnaître des noms propres dans les mots ’JirCîT et ’jB’Z de la même mischna ; pourquoi alors nom: ne le serait-il pas? Maimonide, dans son Commentaire sur la Mischna. explique ces trois mots par des noms propres de villes.
R Josué, xv, 59. Les septante énumèrent onze villes, parmi lesquelles Bethléhem, de plus que le texte hébreu. Si notre mémoire nous est fidèle, ces villes se trouvent énumérées dans un fragment biblique (msc.)de 1b bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg.
s Eusèbe et saint Jérôme. Onomasticon , s. v. Ellhecuc.