LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
qu’ils appellent Kîla1 *; Josèphe* prononce de la même façon.
rrorrc;? nmsn lO-, Kefar TÜamratha en Judée est souvent mentionné dans les Talmuds3. Probablement identique avec Bcith-Tamr 1 au sud-est de Bethléem.
rm? n’2, Beth Arabah est une localité près de Beth- Lehem, où, d’après les Talmuds3 * 6, le messie doit naître. Dans d’autres passages talmudiques on appelle ce lieu Birath Arabah 6 ou Birath Malka 7.
Dans le voisinage de Beth-Lehem se trouve le tombeau de Rachel. Les Talmuds discutent sur la difficulté qu’on rencontre dans les paroles que Samuel adresse à Saül 8: < Quand tu t’en iras d’ici, tu trouveras deux hommes auprès du tombeau de Rachel, à la frontière de Benjamin à Celcah. » On y 9 donne la solution suivante : Les deux hommes partent du tombeau de Rachel et ils rencontrent Saül à Celçah, sur la frontière de Benjamin. Il n’entre point dans notre cadre d’expliquer la contradiction du verset biblique précité. Ce qui nous importe ici c’est que les Talmuds sont d’accord pour placer le tombeau de Rachel près de Beth-Lehem.
On dit dans un autre passage talmudique10 que Rachel est morte dans le pays de son fils Joseph. Cela peut se rapporter au lieu de la mort de Rachel et non à son sé-
i M. Van de Velde, Mémoires, p. 328.
*Ant., VI, xiu, 1. KfXXot.
3 Tosiftha Holin, ch. 13, et dans d’autres passages.
* M. Van de Velde, Reise, etc. (tr. allem.), t. II, p. 81 .
s A la fin de la préface do Midrasch Ekha.
6 Même Midrascli, i, 17. N2"1J7 fiT2
3 Tal. de Jér., Berakhoth, n, 3. N27D ni’2
8 1 Samuel, x, 2.
9 Tosiftha, Sotah, ch. 2; Midrasch Samuel, ch. 14.
1" Siphré (éd. Friedmann), p. 146.
I,A GEOGRAPHIE DU TALML'D
pulcrc ; mais il est préférable de considérer cette donnée du Talmud comme une légende, par laquelle on veut expliquer un verset biblique, selon l'habitude bien connue des talmudistes.
JérnMlrm et ne» environ*.
C’^rïT, Jérusalem, la capitale de la Palestine, est presque complètement négligée dans les Talmuds. On n’y mentionne même pas les murs dont Josèphe parle tant. Ni les places publiques, ni les somptueux édifices qu’Hérode fit construire ne sont énumérés dans les Talmuds, bien qu'on parle 1 2 en général avec admiration des constructions de ce roi. 11 n’y a que le mont Moriyah avec ses édifices auxquels on ait consacré une description détaillée. Nous allons recueillir le peu de notices, entremêlées de légendes, que nous trouvons sur cette ville.
Le mot ptorr est, selon le Midrasch -, composé de nNT et de D^Sf. « Abraham avait appelé cette ville HNi1, et Malki-Cedek CTr. Dieu ne voulant pas favoriser l’un plus que l’autre, réunit les deux noms et en fit -Ctew. » Elle est désignée par le nom de « maison éternelle 3, » expression qui rappelle involontairement celle de « ville éternelle, » appliquée à Rome. Elle se trouve au centre de la Palestine, et est construite sur une montagne haute de trois parsa 4. Jérusalem formait une province à part et n’était pas comprise dans la distribu-
1 T. de B., Baba lathra, 4 a ; Soukha, 51 b. Cf. ci-dessous, p. 142.
2 Bereschith rabba, ch. 89.
3 Toshiba, Tohoroik, ch. 1. C’oi'U’ T’-
* Tal. de Bab., Baba bathra , 74 a; Zeba/tim, 54 4.