‹ La géographie du TalmudChapitre 81 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

dantqu’Antiochusassiégea Jérusalem, Hyrcan fit ouvrir le tombeau de David et en retira trois mille talents. Saint Pierre1, de son côté, dit du tombeau de David : « Il est parmi nous jusqu’à ce jour. » La Bible* raconte que les rois Menassé et Amon furent ensevelis dans le jardin d’Uziah. Le dernier, mort de la lèpre *, ne pouvait être déposé dans le tombeau de la famille de David. C’est peutêtre à cette époque que remonte le nom de « cavernes royales » donné par Josêphe 4 à la place située vers le nord, où passait le troisième mur.

I Actes, il, 29.

*11 Rois, xxi, 18,26.

3 II Paralipomènes, xxvi, 23.

■*Aii oiw.Aaituv Jjia'.X'.xüv ; Guerre, V, iv, 2. M. de Saulcy (Vogage en Terre sainte, t. I, p. 136 et suiv.) affirme que ces cavernes n'étaient autres que des carrières qui avaient fourni à Salomon les matériaux pour ses immenses constructions. D'autres voyageurs cependant affirment avoir trouvé dans ces cavernes des cellules sépulcrales. Cf. M. de Raumer, Palastiua , p. 312. Ce qui est généralement admis, c’est que le tombeau d’Hélène n’est point identique avec les cavernes royales, car Josépbe les fait diirérer dans le passage précité. M. de Saulcy (/. e., p. 139) place le tombeau de la reine d’Adiabène à l’endroit où les Juifs mettent, d’après la tradition, le tombeau de Ben Kalia Scheloua, homme riche qui voulait pourvoir Jérusalem pendant le dernier siège avec du vin, du vinaigre et de l’huile pour vingt et un ans (cf. Tal. de Bab., Guittin, 66 a.). M. de Saulcy peut avoir raison en ce qui concerne l’erreur de la tradition des Juifs pour ce tombeau, mais ce savant a été évidemment mal renseigné quand il dit que les Juifs ne connaissent pas le sexe de la personne qu'ils y vénèrent. Citons ses propres paroles : « Chaque année, les juifs de Jérusalem, en souvenir d’un personnage qui est venu au secours de leurs ancêtres dans un temps de disette, personnage dont ils ignorent d'ailleurs le sexe, et qu'ils croient un homme, bien qu'ils rappellent assez ridiculement Kelbah Cheboüah « la chienne qui rassusie. » Le mot n’est pas ici arabe (chienne; mais araméen et du genre masculin (Tal. de Bab., Baba Kama, 92 b.)\ le féminin de ce mot est KP27D (Tal. de Bab., Moëd Katon, 10 a).

M. Schwarz (Bas heilige Land, p. 212) veut identifier ces ca-

Les Talmuds 1 mentionnent plusieurs lois les marchés supérieurs et inférieurs de Jérusalem. Ce sont des quartiers correspondant à la ville haute et à la ville basse de Josèphe2. « Deux places, dites Bicin 3, se trouvaient à Jérusalem, l’une supérieure, l'autre inférieure. La dernière fut annexée à Jérusalem par les exilés qui revinrent do Babylone, et jouissait des mêmes prérogatives que la ville ; l’autre ne fut réunie que plus tard par un roi4 et sans le concours des Urim et Tumim 5. On ne l’avait pas jointe d’abord à la cité, parce que c’était là le côté faible de Jérusalem. » Ce fait ne peut se rapporter qu’à l’époque d’Agrippa qui voulait fortifier la colline au nord de la ville, que Josèphe7 appelle Bezetha ou ville neuve. Ce côté de la ville, comme nous le savons,

vernes royales avec la« caverne de Zedekias » quo le Talmud de Babylone ( Eroubin , 61 a) cite comme très-grande et à laquelle le Midrasch (Tanhouma, Numeri, éd. de Vienne, 1863, p. 1S7 4) donne une étendue de douze milles.

iTositlha, Sanhédrin , ch. 14. .jinnnn pi© jvpjin pli?

4 Guerre, V, iv, 1 ; f, ivw 61 iyofi. Ce dernier rend le mot

3 Tosiftha, Sanhédrin, ch. 3; Tal. de Jér., même traité, i, 2 ; Tal. de Bab., Schebouoth, 16 a ; Meguillath Taanith, ch. 6.

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4 Nous lisons avec M. Graetz ( Geschichte der Juden (2* éd.), t. DI, p. 472) x^X pour

s Pour élargir la ville, il fallait, d’après les Talmuds, le concours du roi, du Sanhédrin et des Drim cl Tumim.

* Nous traduisons le mot noilD dans ce sens avec M. Graetz (7. c.) ; le Scholion de Meguillath Taanith explique ce mot par o ordure, • et dit que de ce côté on déposait toutes les immondices de Jérusalem.

1 Guerre, V, îv, 2.

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