LIVRE PREMIER. I.A PALESTINE
docteurs prennent très-souvent dans leur description du Temple les données du prophète Ezéchiel.
Les Talmuds désignent l’enceinte du mont Moriyah par le nom de « montagnes de la Maison, » et lui donnent la forme d’un carre dont chaque côté aurait environ cinq cents coudées'. Le côté sud était le plus long, venait ensuite l’est, puis le nord; le côté ouest était le plus court. Ce quadrilatère irrégulier avait cinq porles1 2: vers le sud les deux portes de Houldah, dont l’une servait pour l’entrée, l’autre pour la sortie ; la porte de Kiponos, vers l’ouest, par laquelle on entrait et on sortait; la porte de Tarfiou Tecli, au nord, donton ne se servait jamais; et enfin, la porte orientale, où l’on voyait la ville de Suse représentée en bas-relief. Il semble résulter de la Mischna qu’au-dessus de cette porte se trouvaient deux chambres, l’une à l’angle sud-est et l’autre à l’angle nord-est, dans lesquelles on conservait comme étalons deux Amuli (coudée); la première avaitun demi-doigt de plus que la coudée de Moïse (mentionnée dans la Bible) ; la seconde avait un doigt de plus 3. Cette porte, rapprochée de l’angle nord-est, en face de l’entrée du Temple, ne s’élevait pas aussi haut que les autres au-dessus du mur d’enceinte4; car le prêtre qui brûlait la * vache rousse» sur le mont des Oliviers devait voir cette entrée pendant la cérémonie. Un escalier conduisait de cette porte vers le mont des Oliviers, afin que les pieds des prêtres chargés de cette opération ne fussent pas exposés à se rendre impurs en touchant quelque ossement humain sorti des anciens tombeaux.
1 Middoth, II 1.
-Ibidem, i, 3.
3 Mischna. Kelim, wn, 0.
1 iliddoth, n, 4.
Le versant de la montagne du Temple s’élevait, selon Josèphe, en terrasse *; le Temple proprement dit était situé sur la plus haute partie. Aussi l’apercevait-on de tous les points de la ville. Quand les rayons du soleil se reflétaient sur sa masse, il présentai t un aspectàla fois brillant et imposant. « Celui qui n’a pas vu le Temple *, n’a jamais un vu édifice somptueux. » Le Talmud ajoute qu’Hérode avait fait ces constructions de marbre blanc et de couleur. Il y avait alternativement une assise en saillie, sur une autre en retrait, afin de faire mieux retenir la chaux; ensuite il voulait les couvrir d’or, mais les rabbins lui dirent: «Laisse cela, l’aspect sera meilleur; il ressemblera au jeu des flots. »
Des escaliers conduisaient d’une terrasse à l’autre.
Les Talmuds parlent souvent des docteurs assis sur les degrés et donnant l’enseignement à leurs élèves 3. A l’intérieur, le long du mur, régnaient des portiques qui sont appelés Yçtaba 4 dans la Mischna; ce mot est employé dans d’autres passages pour «sièges ou bancs. » Il y avait probablement sous ces portiques des bancs le long des murs; ces galeries servaient à differents usages.
1 Anl., XV, xi, 3.
3 Tal. deBab., Soukkafi, 5! 4. K‘g’2? ’J2X3 NZ1 1EX !T;2 ’XEZ
Wi ne» pcx xiaioi trtno n»'» ’zzxz noxn xrx xioiei pi m ncx xzrnD izo xio xPzpTt yyn 'z ne» •xon xnnxz innoi ’eo i’o» zm rrpz» Ce passage est
très-vague ; nous l’avons traduit textuellement. Il s’agit sans doute de murs en bossage.
3 Tal. de Jér., Sanhédrin , n, 2, et dans d’autres passages. Nous avons traduit (ci-dessus, p. G2) le mot niPj.12 par ■ estrade, » ce qui sied mieux à cause de la dignité de R. Gamlicl. On enseignait aussi à l’ombre de la montagne du Temple (T.deB.,/>«a4i»i,26 a).
1 Soukkah, jv, 1 . XZÎÎaN- On parle dans le Talmud (Tal. de Bab., Berakhoth , 33 4), d’un portique double sur la montagne du Temple (in PlOZ VÎ2D P'Zn in)- Le mot ijîo représente le mot grec a~M.