‹ La géographie du TalmudChapitre 86 sur 219 · LIVRE PREMIER. I.A PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. I.A PALESTINE

nayoth 1 est mentionné dans le Midrasch à propos du siège de Jérusalem.

L'écoulement des matières liquides provenant des sacrifices du Temple se faisait par des égouts qui débouchaient dans le torrent do Kidron *; quant aux cendres et autres débris, on les déposait dans un endroit spécial affecté à cet usage, et situé au nord de Jérusalem1 * 3 * 5 *.

C-n*n ~n. le mont des Oliviers, appelé parfois dans les Talmuds le mont Miscli’ha ‘, communiquait avec la montagne du Temple au moyen d'un pont. On y brûlait la vache rousse3; les marchands de pigeons avaient établi sur cette dernière montagne leurs boutiques entre deux cèdres ; on y allumait le feu pour annoncer la nouvelle lune, on apercevait les flammes jusqu’au Kurn Surtabeh7 8. Sur ce mont étaient situés, selon les Évangiles*, les endroits Beth-Phagué (’JNC fT2) et Bethania.

Quelques passages du Talmud sont d’accord avec les Évangiles sur la situation de Beth-Phagué. Ainsi on lit9: « l’Écriture sainte défend de sortir de Jérusalem le huitième jour de la fête des Cabanes. Si quelqu’un apporte ses offrandes de Beth-Phagué à Jérusalem, il ne peut retourner passer la nuit à Beth-Phagué, eût-il consommé ses offrandes à Jérusalem. » Les Talmuds admettent en principe qu’on ne pouvait élargir Jérusalem ou les Azaroth sans le consentement du sanhédrin, composé de

1 Midrasch Ekha, iv, 4.

* Mischna, Yoma, v, 2.

3 Tosiftha, Yoma, ch. 3.

<Tal. de Jér., Taanith, i v, 8. .nHSJCn 771

5 Cf. ci-dessus, p. 141.

8 Tal. de Jér., I. c.

7 Cf. ci-dessus, p. 42.

8 Saint Matthieu, xxi; saint Luc, xix, 29.

0 Siphré, Numeri, 159 (éd. Friedmann, p. 53} •

soixante-onze membres. Or, dans la discussion sur ce point, nous trouvons l’observation suivante: «Si le sanhédrin1 est sorti de la ville pour s’occuper de l’élargissement de Jérusalem et un savant rencontrant le tribunal à Bé-Phagué se met en rébellion ouverte contre lui, cet homme ne peut être jugé selon le paragraphe de la Bible4 concernant cet acte coupable; pour appliquer la loi, il faut que la rébellion contre le sanhédrin se produise au lieu même où siège ce tribunal. » On lit encore dans la Tosiftha 3 : * On n’a pas besoin de passer la nuit à Jérusalem pour le sacrifice de la seconde Pâque ; l’offrande dans l’Azarah terminée, on peut sortir et vaquer à ses affaires à Beth-Phagué. » Beth-Phagué se trouvait donc hors de Jérusalem. R. Siméon dit dans la Misclma4: « Les deux pains sacrés sont admis quand ils sont préparés, soit dans l’Azarah, soit à Beth-Phagué. » Ce passage cependant n’est pas concluant; on pourrait tout au plus en inférer que Beth-Phagué jouissait d’un certain privilège sous ce rapport.

Mais voici quatre passages talmudiques, desquels il résulte clairoment que Beth-Phagué se trouvait à l’intérieur d’un mur. « Qu’est-ce qu’on appelle hors du mur 5 ? demande le Talmud. R. Yolianan dit: hors du mur de Beth-Phagué; Resch Lakisch dit : hors de l’Azarah. » « Une personne qui se trouve retenue en prison par les païens (en Palestine), dit le Talmud B, est dispensée de faire offrir à son intention le sacrifice de la Pâque. Là-

4 Toi. de Bab., Sola, 46 a. "CiT3 4 Nombres, îx, 10-14.

3 Pesahim, cil. 8.

•l Menahoth, xi, 2.

3 Toi. de Bab., Peiahim , 63 b.

* Ibidem, 91 a.

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