‹ La géographie du TalmudChapitre 96 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA. PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA. PALESTINE

Mischna1 *, des feux sur leurs montagnes pour induire ceux-ci en erreur au sujet de la fixation de la néoménie. «Les Juifs, rapporte Josèphc 4, avaient l’habitude, en célébrant la Pâque, d’ouvrir les portes du Temple à minuit. Une nuit de Pâque 3, un des Samaritains vint secrètement à Jérusalem, sema des ossements dans les portiques et dans tout le Temple; c’est pourquoi les Juifs les ont exclus du Temple, ce qu’ils n’ont jamais fait aux fêtes. » Ce fait se passa sous le gouverneur Coponius.

Les Samaritains ne manquaient pas d’exercer des vexations et des violences contre les juifs : ils vendent des juifs comme* esclaves 4, sous le grand-prêtre Onias ; ils tuent des pèlerins galiléens :i qui traversent leur territoire, au temps du gouverneur Cumanus; dans les guerres ils se rangeaient toujours contre les juifs. Aussi ceux-ci, quand ils le pouvaient, portaient-ils la guerre dans leur pays. Le roi Jean Hyrcan prit Sichcm 0 et détruisit le temple des Samaritains, après une durée de deux siècles. Alexandre leur prit une grande partie de leur pays, et, sous Hérode, la Samarie devint une province juive1.

La haine des Samaritains contre les juifs ne fut nullement apaisée par la chute du Temple de Jérusalem. Nous verrous dans la partie historique que, d’après les Talmuds, la fameuse ville de Bettar tomba aux mains des Romains, par la trahison d’un Samaritain. De notre

1 Rosch haschtnah , n, 2.

* Ant., XVIII, n, 2.

3 /«<*., XII, iv, 1 t/Atrf., XX, vi, \. s Ibid., XIII, ix, 1.

« Hid„ XIII, xv, 4.

1 Chronique d’Aboul Phalah (Eichliorn, neues Reperl., i, ioo).

temps encore leur aversion pour les juifs est assez profonde, et il est rare qu’un Samaritain mette le pied à Jérusalem.

Le* tille* de la ftamarie.

DTCD nj?23, Gibeath Pinhas est l’endroit dans les montagnes d’Éphraïm où le grand-prêtre Eléazar fut enseveli ; cette localité fut donnée à son fils Pinhas. Les Talmuds* font observer que celui-ci la reçut comme héritage maternel, puisque le père était un cohen et, en cette qualité, ne pouvait posséder de terre.

CZ2?, Sichem est une des plus anciennes villes de la Palestine, située sur le penchant d’une montagne3 d’Ephraïm, dans une vallée étroite au pied des monts Guerizim et Ebal 4. Nous ne nous arrêterons point à son rôle pendant l’époque du premier Temple. Après le retour de Babylone, cette ville devint le centre du culte des Samaritains 5. Leur temple, comme nous l’avons dit, fut détruit par Jean Hyrcan 6. Vers la fin du second Temple, Sichem est mentionné sous le nom de Néapolis sur les monnaies 8 elle porte celui de Flavia Néapolis,

* Josué, xxiv, 33.

* Tel. de Bab., Baba batkra, 111 b.

3 Josué, xx, 7.

■* Josèplie, A >it., IV, vin, 44.

sIbid., XI. vhi, 6.

°Cf. ci-dessus, p. 167.

* Josèphe, Guerre, IV, vin, 1 ; Pline, Hist. nat,, v, 14.

K Ekliel, Doct. tium., t. III, p. 433 et pass. M. Winer (Bibl. reatmar terbuch, t. II, p. 435; croit que ce nom dérive de Flavius Yespasiun qui, après avoir détruit Sichem, l'aurait reconstruit.

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