‹ La géographie du TalmudChapitre 97 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

Les Talmuds 1 mentionnent également le nom de Néapolis et rendent une fois * Sichem par Néapolis, contrairement à Eusèbe 3 qui croit que cette ville ne se trouve pas sur remplacement de l’ancien Sichem.

Josèphe4 raconte que Sichem fut appelé par les indigènes MifispOi ou Mz^zpOz. Nous croyons reconnaître dans ce nom une corruption du mot araméen Krc*O0 (Mabarakhtha), « ville bénie. » Selon le Midrasch5, les Samaritains appelaient leurs montagnes « les monts de Bénédiction, » et, par opposition, la montagne de Moriali « le mont de Malédiction. »

Le nom Zr/ip ou hyip 6 que l'évangile de saint Jean semble donner à la ville de Sichem, a été le sujet de beaucoup d’interprétations. Saint Jérôme, saint Épi— phane, ainsi que quelques savants modernes 7, pensent que Syehar est une corruption du mot Sichem, de sorte que les deux sont identiques. Mais si l’on admet même avec MM. Olshausen et Luecke * que les lettres liquides met rsont souvent confondues dans la prononciation, on

‘ Tal. de Jér., AbodahZarah, v, 4. D’VlO'J tCir6 ^1K bttpCV' "L

2 Bamidbar rabba, ch. 23. fJIOJ im C’ICK irj3 0~2?1 ", Bu heu de pirj: il faut peut-être lire yPlCL On lit Dtbarim iabba,ch. 3,

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3 Onom . s. v. Sichem : Su/ju, vüv lpr,jjLO{, Sclxw tu St 4 t4^o; lv >:po«zTi(ot{ Nlz? jc6Xiid;.

* Im. cit. Pline écrit Mamortka.

5 Bereschitk rabba, ch. 81. (ona *0113 pm "j1? 2Î3

N’nnP «Pi Le Talmud mentionne une ville du nom de en Babylonie.

6 Saint Jean, îv. 5,

1 Cf. M. de Raumer, Palœstxna. p. 162.

*C<mm. runt Etang . Johannes, t. I, p. 512. Les dérivations pour le nom Syehar du mot i-j; « s'enivrer, » d’après Lightfoot (Hor. heb., p. 93,'), ou de ''ps> • mensonge, » d’après Reland [Dixserl. mite., t. I, p. 141), et par lesquelles ce nom doit être ironique pour la ville de Sichem, sont trop forcées.

ne nous explique pas encore le changement de Ye en a Il est donc plus logique de ne pas identifier Sychar avec Sichem, d’autant moins que nous possédons d’anciens documents qui distinguent ces deux’ endroits. Saint Jérôme1 * lui-même se contredit en plaçant Sychar, selon Eusèbe, avant Néapolis, près du champ que Jacob donna à Joseph. L’itinéraire de Jérusalem mentionne Sychar à une distance d’un mille de Néapolis. M. de Ranmer* essaie d’identifier Sychar de l’Évangile avec la localité actuelle d ’Askar, à une demi-heure de Néapolis. Le voyageur Rerggren trouva à l’est de Naplouse une plaine du nom de Sahl-el-Asgar, et une source Aïn-el- Asgar Celle-ci, dit-il3 * *, est le « puits de Jacob, » et la plaine, le « champ de Jacob. »

La Mischna ‘ mentionne un endroit appelé « la plaine d’En-Sokher, » qui est peut-être le Sychar de l'Évangile; c’est de là qu’on apporta une fois les pains de présentation pour le Temple, parce qu’on n’en trouvait pas plus près de Jérusalem, à cause d’une sécheresse. Nous croyons pouvoir identifier, comme M. Schwarz3, En- Sokher avec la source d’Aïn-Asgar, et la plaine de ce dernier nom, avec celle que la Mischna mentionne. Mais nous ne pouvons nullement admettre l’idée de ce savant6, que le lieu d ’Eti-Kouschin, donné par

i Ottorn. s. v. Sychar.

PaUestina, p. 163.

3 Ibidem .

I Menahoth, vi, 2. "'C pj? cnPn TOT. cf. aussi Tal.

île Jér., Schekalim. v. 2, etTul. de Bab., Menahoth, 64 b, où l’on n’est pas certain si l’endroit s’appelle PJ7 ou pp *'210. car c’est un muet qui aurait donné l’indication de cet endroit en posant ses doigts sur ces deux mots.

^ Dos heüige Land, p. 127.

fi Ibidem .

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