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LE RAYONNEMENT DES MOTS

EXTEiNSiON DE FORMES ET DE TYPES PARISIENS

yaprès l'Atlas linguistique de la France et la Sprachgeographie de M. Jaberg.

ii.Ji

»«.««f» Limite des langues romanes (au NE,germaniquc; a I"0,brelonjau

SO, basque, _____ Limite de la forrtje SOII avec T, et de ses îlols . —.—.—.— Limite du l^pe établi (de menuisier) et de ses îlots. ^ TyP** plus archaïques isolés dans I aire établi.

Dans les contrées de langue d'oc, le français se heurtait à une résistance beaucoup plus sérieuse, à telles enseignes qu'à l'heure actuelle les parlers locaux y sont demeurés partout encore très vivaces, même dans les villes. Avant 1789, seule une élite restreinte y parlait le français, et le voyageur anglais Arthur Young, dans le Languedoc, avait l'impression d'être aussi peu en France que lorsqu'il voyageait en Italie; la plupart des paysans ne comprenaient même pas le français. Aujourd'hui tous les habitants du Midi non seulement comprennent le français mais le parlent couramment, plus ou moins correctement bien entendu ; sauf quelques cas très rares, il y a au moins un quart de siècle qu'a disparu la dernière génération des vieilles femmes qui comprenaient le français sans le parler couramment.

Venu du Nord, le français a d'abord pénétré dans les grandes villes, en premier lieu à Bordeaux et à Marseille, ports commerçants, depuis longtemps cosmopolites, ensuite à Toulouse; de ces métropoles, il a gagné des centres urbains moins importants, qui sont devenus des foyers secondaires de francisation. Lyonajoué, pour le langage comme pour le commerce, un rôle de transit particulièrement important : c'est par Lyon que le français a gagné la Provence ; c'est Lyon, on l'a vu, qui a appris le français à Genève comme à Clermont-Ferraud.

L'Atlas linguistique de la France nous permet d'étudier l'aire d'extension actuelle des mots et des formes qui rayonnent de Paris.

M. Gilliéron a montré comment la langue de la capitale, pour « le sel », refoulant devant elle des patois qui disaient la sau, le sau, ou la se, a importé à la fois sa forme propre sel, avec l, et son genre.

Gboisissant des exemples encore plus frappants, M. Jaberg a établi par quelles voies les mots ou formes rayonnaient au départ de Paris et jusqu'où ils s'étendaient suivant leur force d'expansion res-

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