VARIABILITÉ DES SYMPTOMES
chez cet animal et déposé dans les collections du laboratoire des hautes études à l’Institut anthropologique les fémursetleshumérus d’un singe, qui sont renflés et rappellent absolument une phalange métacarpienne de l’homme, qui serait atteinte de #pina ventos«.
Les chevaux atteints de pousse guérissent à Cauterets, absolument comme leurs maitres.
On sait combien la blennorrhagieest fréquente chez le chien.
Le muguet est commun à l’homme et aux animaux (agneaux).
La stomatite gangréneuse de l’homme s’observe, sous le nom de glossanthrax, chez le cheval, le bœuf, le chien; V'anthrax du gosier des oiseaux semble analogue à l’angine gangréneuse de l’homme.
Les verrues épithéliales sont fréquentes sur la langue du chien.
Nocard à observé la leucocythémie chez le chien; tous les ganglions étaient volumineux. Le foie pesait 1 680 grammes, au lieu de 465 grammes, son chiffre normal; la rate, 390 grammes, au heu de 150. Les globules rouges étaient tombés de 7 000000 (chiffre moyen du chien) à 2000000. Les globules blanes s’élevaient à 32585, soit 4 blanc et 85 rouges. Cette maladie a été vue chez le cheval et chez le porc.
J'ai dit plus haut que la diphthérie s'étendait à de nombreux animaux.
Certaines maladies, tout en étant capables de se diffuser à plusieurs espèces, sont cependant plutôt propres à telle espèce que telle autre. Ainsiie charbon est une maladie de la bête bovine, bien que d’autres espèces puissent le contracter. L’homme prend le charbon, mais lui seul est suseeptible de prendre parfois le charbon demeuré local (pustule maligne); les autres animaux prennent de suite Ja fièvre charbonneuse. Bouchard regarde également la phthisie comme une maladie bovine. La syphilis est spécialement humaine, bien qu’elle s’'étende aussi à d’autres animaux.
Les diverses espèces animales représentent, pour chacune des graines dont nous venons d'étudier la répartition géographique, des terrains différents et la différence du milieu intérieur donne à ces graines des destinées différentes.
Variabilité des symptômes d’une même maladie, suivant le milieu intérieur, — Quand des races différentes prennent avec une égale facilité la même maladie, elles l'expriment, du moins, par des symptômes différents.
Ainsi, sous l'influence de la même bactéridie charbonneuse,
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le lapin, le mouton, le bœuf, le cheval, présentent des symptômes différents.
C’est ainsi qu’un même cynips produit, sur différentes plantes, différentes galles d'aspect différent. Les Quercus robur, pedunculata, sessiflora, pubescens, sous la piqûre du même cynips, autour de la même larve, produisent quatre galles absolument dissemblables.
La tuberculose de la bête bovine a une forme lente ; celle du porc rappelle la forme galopante de l’homme. Les complications nerveuses des maladies sont moins fréquentes chez les ruminants que chez les chevaux et les chiens.
En somme, comme l’a dit excellemment M. le professeur de Quatrefages : « À quelque règne qu’elles appartiennent, qu'il « s'agisse des animaux ou des végétaux, les races ont leurs « caractères pathologiques, aussi bien que leurs caractères exté- « rieurs où anatomiques propres. » M. de Quatrefages ajoute : « L'homme n'échappe pas à cette loi. »
Avant d'étudier les caractères pathologiques des races humaines, voyons quelques exemples de la différence d'expression symptomatique dans les diverses races animales.
Variole. du singe. — La variole a été observée chez le singe, par Bergmann; de son côté Valentin, de Norfolk (en Virginie), raconte que, pendant que la petite vérole régnait dans une maison, il vit un singe familier en être atteint. Le plus grand nombre des pustules était comme chez l’homme, à la face, au ventre, aux aisselles.
Cow-pox. — La même maladie existe dans l'espèce bovine, sous le nom de cow-pox, caractérisée par une éruption, qui se fait sur piusieurs points du corps, mais notamment sur les trayons et sur le pis. Le cow-pox n’est même pas très rare à l’état épidémique: en 1831, en 1835, près de 200 vaches furent atteintes du cow-pox, dans le royaume de Wurtemberg ; en 1833, une épidémie régna à Calcutta ; en 1836, une petite épidémie fut observée à Passy; une autre dans l’Eure-et-Loir. En 1838, plusieurs ép1z00ties de cow-pox sévirent en Angleterre et en Russie.
La variole sévit sur les chamelles, dans l’Inde, et en Laponie, sur les femelles du renne.