FROID. Ÿ
grande résistance à laquelle la race doit sans doute également contribuer ; on n’ose plus citer, tant elle est légendaire, l’observation du méridional Larrey pendant la retraite de Russie. On sait que la plus grande résistance à ce froid exceptionnel a été observée, non chezles Français du Nord, non même chez les Russes, mais chez les compatriotes du chirurgien en chef de l'armée. C’est bien certainement à un état moléculaire de la cellule pensante, de la fibre musculaire ou du tube nerveux, état en rapport avec le degré moyen de la température ambiante, que sont dus ces effets.
Je pourrais citer un grand nombre d'autres exemples de lénergie dont font preuve dans un pays froid les populations relativement méridionales : les Francais supportaient tellement bien les froids du Canada, qu’un vieux proverbe répandu dans cette population de bücherons, disait qu’un Français ne mourait qu'à coups de hache. C’est par une raison analogue que dans notre pays tempéré, les animaux du Nord résistent moins bien que ceux du Midi.