III. ÉLECTRICITÉ
Le rôle de l'électricité dans le milieu atmosphérique est encore peu connu, il en est de même de celui du magnétisme. Au surplus, nous ignorons si notre appareil organique est suffisamment bien développé pour l'appréciation des variations électriques, que beaucoup d’autres animaux semblent sentir mieux que l’homme. Il peut mème exister dans l'atmosphère des qualités d'ordre électro-magnétique dont nous n’avons même pas la notion, parce que nous ne les apprécions pas cérébralement, touten en éprouvant peut-être certains effets. Peut-être est-ce à des sensations de cet ordre, et pour nous inconnues encore, qu'obéissent le pigeon messager et un grand nombre d'animaux migrateurs.
Pour ne parler que des phénomènes électriques que nous connaissons, nous voyons les chats beaucoup plus impressionnés par eux que nous ne le sommes nous-mêmes; on dit qu’au Kamtschatka les chiens sont tellement impressionnés, quelque temps avant que l'orage éclate, que leurs maitres, qui, par eux-mêmes ne ressentent encore rien, sont avertis de approche de la tempête. Les ouragans si terribles qu’on observe parfois aux Antilles sont toujours signalés d'avance par le mugissement des troupeaux; enfin, dans l'espèce humaine elle-même, certains individus, surtout les femmes ou parfois même les hommes qui portent les attributs de ce qu'on nomme le tempérament nerveux, éprouvent, un peu avant l’orage, des sensations spéciales.
Ozone. — L’électricité, comme milieu, nous intéresse surtout en raison de la quantité d'ozone que contient l’air atmosphérique. — L'ozone n'est autre chose que de l'oxygène qui, électrisé, a pris un état moléculaire particulier que la notation chimique caractérise par O*.
On sait que la quantité d'ozone contenue dans l’atmosphère varie selon des lois que nous ne connaissons pas encore ; nous