‹ La geógraphie médicaleChapitre 32 sur 233 · VAPEUR D'EAU · texte numérisé non relu

VAPEUR D'EAU

maladie soit destinée à entrer dans le cadre chaque jour élargi cependant des maladies infectieuses, contagieuses, qui sont dues à un microbe, à un ferment animé et qui sont, en somme, des maladies micro-parasitaires; l’influenza semble être, au contraire, une maladie d'ordre cosmique, liée à la présence ou à l'absence, aux variations, dans un sens quelconque, d’un des principes du milieu atmosphérique ; faute de mieux, nous regardons aujourd'hui ce principe comme étant l'ozone, car, en 1847, Spengler, à Roggedorf, a constaté la coïncidence de la grippe avec un excès d'ozone, et Schœnbein a fait la même remarque à Berlin ; la mème observation a été faite à Gènes, en 1858, par le docteur Granara, ainsi qu'en France en 1857 et 1858. Ces variations dans la quantité d'ozone semblent elles-mêmes en rapport avec des changements brusques dans la température. En résumé, la grippe est une véritable pandémie, aussi générale dans sa production que l’est, dans ses effets, le milieu aimosphérique aux variations duquel elle est intimement liée.

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