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CALCAIRES DU SOL

bout de dix-huit mois à peu près, d’une manière très accusée, et lon n’en a retardé les fâcheuses conséquences générales qu’en maintenant dans la ration l'orge d'Egypte. Mais cela n’est pas suffisant pour que les animaux n’en soient pas atteints à des degrés plus ou moins avancés, suivant les dispositions individuelles, car l'affaiblissement dû aux grandes chaleurs humides du climat local est pour quelque chose dans le développement ostensible du mal, plus hâtif, ou plus tardif, suivant la puissance fonctionnelle de l'organisme. Il faudrait donc, pour conserver à ces chevaux une plus longue résistance, changer, quant aux sels calcaires, la composition des aliments produits par la Cochinchine. Il y aurait quelque chance d’y arriver en aménageant convenablement le sol des prairies destinées aux besoins des chevaux d'Egypte. Il faudrait qu’elles fussent fortement chaulées.

Le rachitisnte est d'autant plus fréquent chez l’homme que les soins et surtout l’alimentation reçus par la première enfance sont moins bien appropriés. Lorsque la guérison a lieu, il semble que la dose du calcaire osseux dépasse la mesure, même dans les cas où le ramollissement des os a été produit par la syphilis ; les os se trouvent alors en quelque sorte moulés, immobilisés au milieu d’une gangue éburnée, dans la forme qu’ils affectaient alors qu'ils étaient mous. Ils demeurent alors, pour la vie entière, trapus, tordus. Un grand nombre de petits bossus, non pas tous, la plupart des nains, sont des rachitiques guéris; c’est parmi eux que se recrutaient les bouffons de cour. Deux types de rachiliques, presque devenus classiques, ont été décrits de main de maitre et restent à jamais dessinés : ce sont ceux de Riquet à la houppe et de Quasimodo.

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