PACE CENT
PAR PAR DLL ln SD CO ee Le LT
On croit, pour des raisons de même nature, que le fond ceristallin de la moitié orientale du district est tout entier Laurentien. Ses portions à découvert consistent essentiellement en biotites et en granits de hornblende. Ces granits sont souvent presque complètement dépourvus de quartz, outre qu’ils suit pauvres en orthoclase; ils deviennent ainsi des syénites de hornblende ou des granodiorites. Il existe aussi des dyhcs de pegmatite et des masses vaguement définis de la nature des ségrégations basiques, plus riches en minéraux enfumés que les granits ordinaires. Le degré auquel les granits ont ét feuilletés est cepertant pius remarquable que ces différences. Certaines parties de la roche contenant la biotite particulièrement sont tout à fait gneissiques. On trouve aussi dans le Laurentien des rubans et des blocs anguleux d’un schiste cristallin de hornblende, qui représente les fragments de la Keewatinienne arrachés de cette formation à l’époque de l'intrusion du Laurentien, et empâtés dans le granit fluide et recristallisés. On peut observer les phases successives de ce procédé le long des contacts Keewatin-Laurentien, où ces inelusions se trouvent en plus grande abondance. Les inclusions ne se restreisnent pas néanmoins aux zones de contact, car maintes fois on les a retrouvés dans le gneiss, à une distance de jusqu’à ? milles plus loin que la Keewi‘'nienne la plus rapprochée—vestiges enlevés à la base de la formation Keewatinienne, qui a déjà existé dans ces endroits.
Le manteau sédimentaire, qui repose en discordance sur la surface érodée des roches du Keewatin et du Taurentien, consiste en matériaux clastiques stratifiés de la période Huronienne, qu'une discordance peu distincte et apparemment discontinue divise en deux séries, l'une inférieure, l’autre supérieure. Cette discordance n’est indiquée qu'en certains endroits par quelques pieds de conglomérats et de brèches. Les strates surjacentes et sousjacentes avant la même allure, il est en conséquence loin d’être aussi facile de la reconnaître que celle qui existe entre l'Huronien et les roches cristallines plus anciennes, et on peut à peine la considérer comme représentant une période aussi prolongée que cette dernière discordance. La série inférieure consiste en une base de conglomérat, à laquelle succèdent par ordre ascendant le grauwacke, l'argile schisteuse siliceuse ou l’ardoise, l’arkose et un autre cenglomérat. D’après la composition des cail-
loux de conglomérat, les matériaux qui forment cette sé ‘ie paraissent dériver du Keewatin ou du Laurentien sous-jacents. Dans la portion sud-ouest de la superficie, on observe une petite quantité de lave rhyolitique et de tuf grossier, à In base de la série. TI] est impossible de constater quelle est l'épaisseur totale d’une coupe complète de la sérfe. On a cependant rencontré des coupes partielles d’une épaisseur de 400 pieds, sur le front des falaises, de sorte qu'il faut en conclure à une mesure plus grande,
La série supérieure est entièrement composée de matériaux quartzeux, le quartzite et l’arkose alternant souvent avec de minces rubans de conglomérat quartzifère. Elle a certainement plus de 500 pieds en épaisseur et probablement beaucoup plus. D'après Barlow, elle est épaisse de 1,100 pieds dans le township de Whitson, où elle forme la montagne Maple. Mais l'épaisseur réelle des deux séries combinées, dans leur état actuel, à la suite de la grande érosion qu’elles ont subie, excède probablement peu souvent 1,000 pieds, et la moyenne en est moindre pour l'ensemble du district. Chacune des séries a été disloquée par une faille et projetée en plis, peu accentués dans les plongements, et croissant à partir de 5 à 10 degrés, du côté est de la superficie, jusqu'à 30 degrés à l'ouest.
Associées aux sédiments Huroniens paraissent deux intrusions ignées moins anciennes; une de grande étendue et la preniière en date est formée de diabase quartzeuse, et l'autre plus récente formée de diabase d'olivine. Le magma de diabase quartzeuse s'est élevé à travers les fissures verticales du fond cristailin maintenant représenté par une multitude de dykes de diabase. En atteignant le manteau sédimentaire, où les agents mécaniques étaient différents, il abandonna la direction verticale, et la diabase fluide se repandit soit en-dessous de. sédiments, soit entre eux, pour former de grandes masses en forme de nappes ou masses laccolitiques. La perturbation aprortée par lintrusion dans les strates adjacentes a été remarquablement faible. En refroidissant, le magma des nappes “est ineomplètement différencié en une diabase basique et en une aplite acide. L'aplite est en faible quantité comparativement à la diabase qu'elle traverse sous forme de petits dykes. Axsociées aux nanpes, paraissent des veines de calcite quartzifère contenant des sulfures et arséninres de cobalt, nickel, argent et cuivre qui ont tant attiré l’attention sur le district. L'intrusion plus récente de la diabase d'olivine
paraisans la uantité ie. Il
' coupe
es par-
ses, de
tériaux minCus plus de D'après hitson, « deux grande t 1,000 listrict.
en plis, de 5 à ouest.
intrula prere plus * quartd crisde dias méCacale, et ts, soit nappes trusion e. En t diftélite est traverse ent des séniures
ttention
l’olivine
n’est représentée que par quelques *ykes paraissant deci-delà, et aux plus considérables desquels d'énormes phénocristes de labradorite donnent une apparence caract‘ristique.
Comme nous l'avons déjà indiqué, la surface rocheuse actuelle est une pénépla :e soumise à l'action glaciaire, reposant entièrement sur les roches Pré-Cambriennes et très incomplètement recouverte par les débris glaciaires. Les stries glaciaires et les cailloux sy montent en abondance. Les graviers et les sables offrent des moraines, des marmites de géants et d’autres structures d’origine glaciaire; ils ne sont pas stratifiés, si ce n’est le long de la rivière Montréal, dont les rives, sur une distance de quelques milles en aval de la chute Indian, sont composées d’une argile et d’un sable finement stratifiés.
Tableau des Formations.
Les principales subdivisions géologiques peuvent être énumérées comme suit :—
PISIMOSÈNE. 5... {Till glaciaire non consolidé, argile et sable stratifiés.
Grande discordance.
{ Intrusions post huroniennes. {Diabase d'olivine. Diabase quartzifère et aplite.
| Supérieur ou Quartzite, arkose et conglomérat | médian, quartzeux (série Lorraine).
Discorcance faible
| Huronien! « ; | Médian ou Conglomérat, grauwacke. ardoi- | | Inférieur. se et arkose (série Cobalt).
{ Rhyolite, lave et tuff.
Précambrien. :
Grande di-cordance.
ds En Granits de horblende et de bio- 1 = sS J es . . . » .
| bathotitte es tite, granodiorite et syénite et a AÙE Eros : | leurs équivalents gneissiqnes.
| | Roches basiques et acides, vol- | caniques et intrusives. schis- Keevnatin | tes chloritiques et. sériciti- ED ED MES OR ‘| ques, formation ferrifère, ar- | doise graphique et schistes | de hornblende.
Keewatin.
Les roches éruptives originaires et les matériaux sédimentaires subordonnés qui composent le Keewatin ont été métamorphisis avec plus ou moins d'intensité, suivant les localités ct ils paraissent. Dans les townships de Tyrell, Knight et Raymond, ils conservent intégralement leur caractère primitif, au point que, lors de leur premier examen, on a cru possible qu'ils fussent moins anciens que les schistes observés ailleurs. Les roches keewatiniennes de ces townships sont massives, à ne pas tenir compte de quelque cisaillement ici et là. Quelques-uns offrent des structures éllipsoïdales et vésiculaires en excellent état de conservation, de même que des traits spérulitiques de texture et d’autres formes délicates facilement altérables.
Ces roches moins disloquées reposent vers le centre de la grande superficie keewatinienne dont nous nous sommes déjà occupé. À mesure que lon s'éloigne de ce centre, les éléments massifs bien conservés font place aux schistes, le changement s’effectuant par degrés, en autant que l'observation des amas exposés à découvert d’une manière discontinue permet de le constater. S'il en est ainsi vers l'ouest et le sud, partout où des explorations ont été poursuivies, c'est invariablement le cas vers l'est, du moins dans les limites de la superficie dont traite particulièrement ce rapport. Les étendues plus faibles que l’on observe dans les townships de Leonard, Van Hise et Nicol, de même que près du lac Duncan, sont toutes composées de schistes plus ou moins manifestement fissues, de natures chlorotitique ou séricitique. Ceux-ci se prolongent jusqu'à moins d'un demi mille du contact laurentien, puis ils se transforment insensiblement en schistes de hornblende moins remarquablement cristallins, d’un noir luisant caractéristique. Le schiste de hornblende s'étend jusqu’au contact, aux approches duquel il devient graduellement plus grossièrement cristallin. La partie externe de cette zone de contact est fracturée et pénétrée par des supports de granit, et des portions, qui en ont été détachées, ont été entrainées dans le fluide laurentien criginaire. Partout où ces observations ont pu être faites, on a constaté que l'allure des schistes de hornblende, ainsi que celle des schistes chloritiques et séricitiques,
correspond à la direction de la ligne du contact. Cette deruière
neniétas qu Ray- , au qu'ils ches enir rent cone et
e la déjà lents nent | eXons-
des vers arti-
obème plus sirie du
enl d’un tend nent zone anit, dans ont ornques,
Here
Has
variant, dans son parcours, du nord-sud approximativement à l'est-ouest, cette concordance est significative.
Au point de vue du métamorphisme, le Keewatin peut étre divisé en trois parties plutôt vaguement di inies, mais lithologiquement distinctes :
(1) Une aire composée de roches essentiellement massives métamorphisées, appartenant à la partie interne d'une superficie Keew tinienre de plus grande étendue,
(2) Une large ceinture de produits métamorphiques très feuilletés, remarquable par une abondance de micas secondaires, appartenant à la portion externe de la même superficie plus étendue.
(3) Une étroite zone plus externe d'un schiste de hornblende exceptionnellement cristallin, résultant de l'action du contact avec le Laurentien.
Ces altérations paraissent avoir été causées par le Laurentien, car elles varient en caractère et en intensité, suivant qu’elles s’en éloignent plus ou moins. La concordance entre la direction de la schistosité des schistes et le contact du Laurentien ne s'explique guère par toute autre hypothèse. Il est en outre certain que le métamorphieme Keewatinien s'est accompli très à bonne heure, car les types des roches se montrent en plus granl nombre, ou tous intégralement, sous la forme de cailloux, dans le conglo-
mérat de base de F'Huronien. On observe, encaissés dans le Laurentien même, des fragments de la scintillante auréole de contact de la hornblende.
Il t évident que la tâche de séparer et cartographier les formations individuelles, dont le Keewatin se composait originairement, est difficile, sinon impossible. Car, quoique les relations mutuelles de ces formations fussent assez complexes par elles-mêmes, elles ont ét: obscurcies jusqu’au degré de loblitération, par le voile du changement métamorphique. Des différents types distincts de roches reconnaissables dans les parties non disloquées du Keewatin, il n'en reste essentiellement que deux dans la zone schisteuse: un schiste chloritique et un schiste séricitique. Et ceux-ci, dans Flauréole de contact affectée d’une manière plus intense, ne sont représentés presque exclusivement que par le schiste de hornblende: car, quoiqu'un schiste micacé s'y soit aussi formé, on le rencontre rarement dans le district qui
nous occupe. Môme la distinction entre les types métamorphiques, et entre ceux-ci et les roches originaires, n’est pas satisfaisante, par suite de la manière indéfinie et transitoire dont ils succèdent l’un à l'autre,
La s bdivision peut cependant se faire complètement dans la petite masse centrale métamorphisée, Mais les formations sont nombreuses, leur distribution superficielle excessivement irrégulière et le travail que comporte une séparation est considérable d'une manière correspondante; ce travail est à peine justifié par des considérations économiques. Sur la carte attachée À ce mémoire, on a indiqué séparément la formation ferrifère et Pamiante contenant des harzburgites qui peuvent avoir un intérêt au point de vue économique. Le reste de la masse complexe a été laissé non subdivisé, mais, dans la description qui en suit, ce que l'on sait de ses formations constituantes a été reproduit. L'ordre de succession ‘a pas été étudié et n'est pas exprimé par la correspondance des descriptions,