‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 16 sur 38 · TYPES DE ROCIHES ORIGINAIRES · texte numérisé non relu

TYPES DE ROCIHES ORIGINAIRES

Porphyrile à hornblende el phases associées. —Une portion considérable du township de Tyrrell, dans le voisinage des lacs Mosher, Breese et Porphyrv, et aussi la rangée des collines qui s'étendent le long de la rie ouest de la branche Ouest, sur une distance d’un mille en amont du lac Mosher, est surjacente à un assemblage de matiriaux volcaniques qui paraissent constituer un groupe S'y rattachant, Le type qu'on y rencontre le plus souvent est une roche porphyritique d'un gris cendré, formée d’une matière encaissante compacte d'un gris bleuâtre, dans laquelle sont empäiés de nombreux cristaux de feldspath blane, d'un quart de pouce où moins en diamètre. Lui est associie intimement, et apparemment dans toute son étendue, une roche d'un vert grisätre et d'un grain très fin, qui offre des structures ellipsoïdales et pyroc lastiques. Les deux types sont massifs,

Les deux grandes collines situées immeaiatement au sud et à l’ouest du lac Mosher sont en grande partie composées de la variété à grain fin. Une structure ellipsoïdale est clairement visible sur les surfaces altérées par influence atmosphérique, que signale, dans de petites aires circulaires d’un diamètre d'une verge ou moindre, un réseau de rainures peu profondes, d’une largeur

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d'environ un pouce, Les ellipsoides ainsi dessinés consistent en une roche d'un vert grisâtre, dont le grain est à peu près de la finesse de celui € l'ardoise. Les rainures environnantes sont burinées dans ne substance d’égale finesse de grain, mais remplie de petites taches blanches sphérulitiques que lon pourrait confondre avec des phénocristes de feldspath. Dans les terres basses, immédiatement au sud-ouest de ces collines, la structure ellipsoïdale est plus prononc'e, et les portions périphériques tachetées forment des bandes de 6 pouces de largeur autour des ellipsoïdes, dont quelques-uns ont un axe de six pieds. | le ‘‘inmètre des taches est d'un centimètre ou moins, et on peut ater que ce ne sont pas des phénocris. ?s, mais des taches circulaires de lave, de couleur plus claire de plusieurs nuances que la masse principale. Elles se confinent aux parties extérieures des ellipsoïdes, et ne paraissent qu'en petit nombre, tout en diminuant leur dimension à quelques pouces du bord. Les masses ellipsoïdales délimitées par ces zones pommelées sont particuliè ement en évidence sur la limite nord de la concession minière H.R. 371. Entre cette concession et le lac Pear, elles font place au type porphyritique qui a été décrit plus haut. A lPextrémité sud du lac se trouve une brèche volcanique grossière, composée de fragments anguleux de cette roche, qui ont été aplatis quelque peu, de manière « ressembler à des cailloux comprimés de conglomérat. La variété porphyritique se rencontre à différents autres endroits, à l’ouest et au sud-ouest du lac Mosher, et se montre à découvert, d'une manière continue, autour de la rive orientale du lac Perphyry, près du lac Hare et de nouveau sur le lac Breese. En ce dernier endroit cependant, elle a été transformée en un schiste d'un gris léger, qui s'oriente dans une direction de 20° O. du N. On a observé la phase ellipsoïdale à grains fins sur les rives du lac Lloyd, dans le township de Raymond, de même que dans celui de Tyrrell, où elle couvre apparemment une étendue considérable,

De minces tranches de la sub:tance compacte, qui forme Îles élipsoïdes, consistent presque entièrement en paquets rayonnants de dé ïs microlithes de feldspat} . d’une longueur d'environ un tiers de millimcs.e, représentant un développement sphérulitique imparfait. Les microlithes soni limpides et non striés. Un verre d'une couleur verte pale, en partie cristallisé et d'une dimension à peu près égale aux microlithes, remplit les espaces in-

teretitiels entre ceux-ci,

Quelques grandes lamelles rectangulaires de phénocristes de feldspath, d'une longueur de près d'un millimètre, sont dispersées ici et là à travers la matière encaissante, mais le feldspath est trop décomposé pour qu'il soit possible de l'identifier.

Une tranche mince de la roche pommelée, qui remplit les espaces entre les ellipsoïdes, offre la même apparence. Les taches ne diffèrent du reste de la tranche en aucune facon, sauf qu'elles apparaissent poussi'reuses et moins transparentes, [Il est possible que les microlithes aient plus grande tendance à affecter les formes de charpentes pennées, et les grands phénocristes rectangulaires de feldspath s'offrent en un peu plus grande abondance à l’intérieur des taches que dans la matière environnante, Ces microlithes saillent en marge, comme si les taches avaient été partiellement résorbées par la substance rocheuse encaissante, et comme si la masse principale avait offert moins de résistance que les phéno ristes qu'elle contient. Des mic rolithes en forme d'aiguille saillent de la même facon. La surface épineuse des taches offre une structure si delicate qu'elle n’a pu que se dévelosper sur place par cristallisation où résorption. Les parties en saillie des phénocristes ont perdu les contours parfaitement nete du cristal qu'elles avaient à l'intérieur des taches, ce qu’il faut attribuer, il semble, à la corrosion, Il parait en conséquence vraisemblable ne les taches représentent des parcelles de la Javi qui, après soliification, ont été corrodées telles qu'elles apparais-ent aujourd'hui par une autre partie encore liquide.

Les spicimens les mieux conservés qu'on puiss' se procurer de la variété porphyritique consistent en d'abondants phénocristes de feldspath et de hornblende, rarement au-si, de quartz, contenus dans une fine mosaïque de fe dspath, quartz et chlorite. La plupart des phénocristes de fe! path sont entrelacés deux à deux

et ont les mêmes propriétés optiq

ues que lalbite associée à l'obligoclase. Ts se décomposent en une aggrégation formée, pour la plus grande partie, de fines écailles de mica incolore, On ne rencontre pas fréquemment l’orthoclase. Le quartz est représ-nté rarement aussi par de grands cristaux imparfaits, La hornblende commune forme des prismes de bonne taille, quoique plus petits que les cristaux de plagioclase et en moins grand nombre, Elle se transforme en chlorite et épidote, c» dernier produit de la décomposition se montrant en une surprenante abondance. La pâte enve-

de

COS est

les hes

ble

DIVISION MINIÈRE DE GOWGANDA 37 loppante apparait comme une fine mosdique des mêmes matériaux, parmi lesquels domine le feldspath.

Il existe ui ressemblance très étroite entre ce porphyrite et une phase périp ique semblablement porphyritique de l'aire de la granodiorite de ; ornblende, que la carte inclut dans le Laurentien, et que l'on trouve à moins de deux milles au nord dans le township de Knight. De minces tranches de deux varictés se distinguent à peine les unes des autres, Il n'est pas improbable qu'une étude géologique détaillée de cette localité puisse démontrer que le perphyrite est une phase de la granodiorite. Dans le voisinage immédiat de cette masse de granodiorite, sur les îles du lac Pige mn et sur sa rive en droite ligne au nord de ces îles, il

es «si une roche porphvritique altérée par influence atmos- I et à grain fin, qui, près de son contact avec une ancienne ( «, contient de petits fragments angulcux ressemblant à cette

diabase, [l'est incertain qu'il y ait connexité entre ce porphyre et celui qui a été décrit plus haut,

Burrows! a trouvé un schiste de felsite gris cendre près du la Leroy, dans le town<hip de Faultain, et un amas plus étendu de porphvre massif, à un mille au sud-ouest du lac Everett.

l'orphyre Granitique.—A Fextrémité sud du lac Beaverhouse, dans le township de Knight, les schistes chloritiques ordinaires sont recoupés par un large dvke de granite porphvritique d’un gris léger. Ce granit et massif et feldspatlique à ün haut degré,

s phénoctstes de feldspath d'un blanc mat se distinguant facile-

le même couleur. On ne ren-

ment d'une pate bien cristalliséc contre pas à proprement parler de minéraux de couleur noire. Il existe un ke plus petit de ectte espèce, à environ mi-chemin le long de la rive ouest du lac, mais la roche y a été disloquée de

anière à former un seliste feldspathique. Un autre encore de mème espèce, tellement déformé qu'il apparait sous la forme d’une bande schisteuse de couleur claire, dans les schistes chloritiques du voisinage, se montre à un demi mille plus au nord. On rencontre de semblables bandes d'une largeur de quelques pivds, à l’extrémité est du fac Foot et ailleurs. Tontes étaient probablement

des dvkes'à l’origine,

1A.-G. Burrows, Rapport annuel, Bureau des Mines (Ontario), 1909, Part. Il.

Sur la frontière septentrionale du township de Nicol, à 8 chaînes à l’ouest du poteau indicateur du cinquième mille, des schistes noirs Keewatiniens sont recoupés par uns roche acide que l’on n’a observée nulle part ailleurs dans le district. La masse affecte la forme d’un dyke et s'étend sur une largeur de 120 pieds, au nord et au sud de la frontière du township, sur une distance d'au moins 500 pieds. Elle est de couleur gris claire et d'un grain fin près des bords, mais d’épaisses tablettes étroitement pressées de cristaux de plagioclase, de jusqu’à un pouce de longueur, lui donnent, dans la plus grande partie de son ensemble, une texture porphyritique très marquée. La pâte enve..ppante est d’un grain de grosseur moyenne et contient des grains visibles de hornblende. Le contraste entre les grands cristaux de feldspath et la matrice apparait bien défini dans des tranches minces. Ces cristaux montrent des lamelles finement entrecroisées deux à deux, dont les angles terminaux revèlent l’allite. La bâse holocristalline consiste en de petits batonnets de plagioclase, de gros prismes de hornblende brune et une petite quantité de quartz remplissant les interstices entre les cristaux et les autres éléments constituants. On voit aussi quelques grai:s a cessoires de titanite et de minérai de fer noir, de petites baguetces d’aplite et beaucoup d’épidote secondaire. La composition ninérale est celle d’une granodiorite.

Iarzburgite.—Quelques petits amas d'un roche basique, riche en olivine, ont aussi été trouvés dans les townships de Tyrrell et de Van Hise. J’aire solitaire du township de Tryrrell a une largeur d'environ 500 pieds; on l’a retracée à l’ouest, à partir du lac Pear, sur une distance de trois huitièmes de mille, pour la voir ensuite s’enfouir sous le drift glaciaire. A son extrémité est, elle recoupe le porphyrite de hornblende déjà décrit. Dans le township de Van Ilise, cette roche est à d‘couvert à mi-chemin en descendant la rive est du lac Firth, de même que sur le lac Serpentine, quoique Île terrain marécageux intermédiaire rende impossible la ditermination de toute continuité dans son développement entre ces points. On l'a observée en un autre petit lambeau également à découvert, entre les jacs Foot et Obushkong. A tous ces endroits son apparence massive contraste nettement avec les chistes chloritiques adjacents et suggère Pidée que son intrusion, dans ces schistes, s'est effectuée après que ceux-ci eussent été feuilletés.

C’est une roche massive, d’un grain très grossier de couleur grise foncée ou presque noire, quoique les fragments récemment brisés prennent un lustre bronzé qu'ils tiennent des surfaces de clivage des grains minéraux qui les composent, La serpentine amorphe d’un vert mat, qui l'accompagne, et le réseau de veines d'amiante qui la traverse permettent de la reconnaître encore plus facilement, Ces veines sont d'un blanc mat à la surface, mais d'un vert clair et scintillant lorsqu'elles sont brisées depuis peu de temps.

Quoique considérablemenc décomposés, les grains minéraux offrent des contours bien conservés et on peut en déterminer la composition primitive sans difficulté. Les principaux éléments sont le pyroxène rhomboïdale, la hornblende et l’olivine. Les gros grains irréguliers de pyroxène et les plus petits moins abondants de la hornblende, s’entrecroisant souvent dans leur croissance, forment une base dans laquelle sont empâtés de nombreux cristaux arrondis ou idiomorphiques d'olivine. Les seuls autres minéraux primaires que l’on observe sont le plagioclase en très minime quantité, quelques grains de minéraf de fer et de petites baguettes d'apatite. Le pyroxène qui forme plus d’un tiers de la roche est non polychroïque, et- soit enstatite, soit d'une variété de bronzite pauvre en fer. Il est très fracturé et se décompose en fibres de serpentine, qui croissent parallèlement à son axe vertical, On a observé, le long de quelques plans de fracture, de faibles quantités d'une substance polarisant d'une manière brillante. La hornblende est probablement riche en magné:+, car elle se transforme aussi en serpentine, quoique moins facilement que le pyroxène, Elle n'a pas de propriétés optiques, et son angle d’extinction est d'au moins 15 degrés. Les teintes polychroïques sont C — brun de sienne, clair B — beaucoup plus pâle, À = incolore. Des traces d’olivine incolore subsistent en quelques endroits, mais les cristaux de ce minéral sont pour la plupart remplacés par une masse feutrée de serpentine: les fissures otigiraires qui sy sont produites sont remplies de minérai noir de fer. Les quelques amas de faible volume et irréguliers de plagioclase se sont transformés en kaolin et ne peuvent plus être identifiés plus amplement. Le minérai de fer primitif a aussi été transformé en leucoxène, D'après sa composition minérale, cette roche parait se

rapprocher très étroitement du type basique contenant l’enstatite,

c’est-à-dire, l’harzburgite. Le dernier produit de la décomposition est une roche d’un vert mat composée uniqrement de serpentine, le minérai de fer secondaire lui-même en étant exclu ou localement séparé.

Il semble probable que les roches basiques de cette espèce ne sont pas Confinées aux quelques localités déjà décrites. On a trouvé l'amiante près de Mount Sinclair, à quelques milles au nord du township de Raymond, associée à une roche massive noire. Il existe aussi une roche de même nature et très décomposée sur quelques unes des îles situées près du milieu du lac Pigeon; elle a été d’abord décrite par le Dr Bell, et une analyse chimique faite par M. B. J. Harringtont a constaté qu’elle était une péridotite. A un mille au sud de ces îles, sur la rive orientale, et aussi au portage de 63 chaînes, jusqu'au lac Breese, township de Tyrrell, on observe de petits lambeaux d’une roche dure verte, Composée en grande partie d'une masse feutrée d’aiguilles d'actinolite, mais offrant aussi, examinée à la loupe, une grande quantité de serpentine.

Dhavase.—Sont groupées sous ce nom les roches qui ont été consulérées sur le terrain comme étant de la diabase, et qui n'ont pas été ultérieurement soumises à l'examen à la loupe. Elles sont rarement assez bien conservées pour qu’on y puisse discerner les batonnets Ce feldspath dans les échantillons portati's, mais elles sont plus ordinairement chloritiques jusqu'à revêtir une couleur d’un vert terne, et peuvent aussi être devenues quelque peu schisteuses. Les roches de cette nature sont sousjacentes à Ja plus grande partie de la région, entre le lac Pigeon et la frontière d'Algoma. Une diabase massive d’un veri foncé se montre de chaque côté du lac Pigeon, au centre de sa partie couverte d'îles, et s'étend de là, en remontant le lac et la rivière situés plus haut, jusqu'au lac Arthur, Elle est apparemment la plus ancienne roche de la localité, car elle repose le long de la rive-est du lac Pigeon, sur un porphyrite d’un gris terne, et subit lintrusion des grandes masses voisines de granodiorite de horntlende. Elle s’offre fort décomposée et fracturte. Autour de la petite baie du lac Pigeon, au nord précisement du lae Brush, elle forme une basse muraille dont un réseau serré de fissures remplies de calcite traverse le front. Sur le rivage oriéntal opposé, elle a été dis'oquie

1B.-T. Harrirgton, Rapport Annuel, C.G.C., 1876-77, p. 483.

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par endroits, de manière à laisser des masses bien arrondies des parties les plus résistantes, empâtées dans un schiste chloritique délicat, prenant ainsi une apparence pseudo-conglomératique. Une roche de diabase noire, contenant de nombreux petits cristaux de pyrite affleure à maintes reprises dans la superficie Keewatinienne, à l’est du lac Duncan. Elle est massive et parait plutôt bien conservée, quoique les roches auxquelles elle touche soient schisteuses. On rencontre encore la diabase entre les lacs Firth et Obushkong; elle s’y montre cependant presque toujours feuilletée, et se transforme graduellement en schistes chloritiques.

Il existe de la diabase sur les deux rives du lac Shiningtree. Elle s’y présente ellipsoïdale par endroits, A un mille à l’ouest de ce lac, sur la frontière méridiorale du township de MeMurchy, une roche, qui apparemment fait partie de cette même diabase, offre de nombreuses cavités vésiculaires, signes évidents qu’elle est éruptive.

Diabase associée au diopside—On a trouvé, à quelques chaînes à l'ouest du lac Pear, une roche à grain fin d’apparence dioritique, qui y occupe quelques aires non déterminées, mais certainement de très faibles dimensions, et représentant probablement des dykes. Sa couleur générale est un gris verdâtre terne, mais un examen plus attentif la fait apparaîtr finement tachetée; cette apparence lui est donnée par des grains d’un minéral ferro-magnésien gris vert d’un millimètre de diamètre, distribués dans sa masse feldspatique principale. Elle n'a subi aucune déformation perceptible. Dans le voisinage du lac Lloyd, où elle est très commune, elle parait se transformer graduellement en un type volcanique vitreux, qui offre des structures fluidiques et des cavités vésiculaires. Il existe toutefois, dans la même localité, des phases volcaniques de la porphyrite de hornblende plus haut décrite, et la ressemblance des deux roches est telle, qu'on ne peut les distinvuer l’une de l’autre sur le terrain.

Les spécimens plus grossièrement crisiallins consistent entièrement en un pyroxène monoclinique et en feldspath de volumes presque égaux. On observe une texture ophitique dans ces fragments, quoique le pyroxène se présente souvent en cristaux parfaits. Ce dernier élément est incolore en fines tranches et ses autres propriétés optiques correspondent à celle du diopside riche en magnésie, Le feldspath ne peut plus être identifié, remplacé

qu’il a été par une aggrégation de minéraux secondaires, composés surtout d’épidote, de calcite et de quartz secondaire. On remarque aussi la: présence de quelques cristaux de magnétite primaire et des grains irréguliers de pyrite.

Basalle augitique et andesite de hornblende—Ces roches sont très abondantes dans le township de Tyrrell et de Knight, à l'ouest de la branche Ouest. On les a retracées le long de la frontière entre ces townships, à partir du bord ouest de l’ardoise IHuronienne, jusqu'à un point situé environ à mi-chemin entre les poteaux indicateurs des quatrième et cinquième milles. Sur une distance de plus d'un mille, au nord de cette ligne, on les rencontre autour de la phériphérie de la masse granitique que la carte indique comme étant Laurentienne, et de petits fragments en sont souvent empâtés dans cette masse,

Elles ne se prolongent pas d’une manière continue à grande distance vers le sud, quoiqu’elles s'offrent souvent en petits amas et aflleurements jusqu’au lac Mosher, Dans le township de Tyrrell, elles se confinent à une étendue de 8 milles carrés. Sur la rive occidentale de la branche Ouest, à mi-chemin entre les lacs Arthur et Pigeon, l’andésite de Hornblende est surjacente à une ancienne diabase décomposée. On a observé une basse muraille de la même roche à quelques centaines de pieds à l’est du poteau indicateur du 67ième mille, sur la ligne frontière de l’'Algoma.

Malgré qu'il existe des types contenant les uns l'augite et les autres la hornblende, on ne peut, sans l'aide de la loupe, les discerner. Ce sont tous deux des roches massives d'un vert foncé qu’un examen attentif révèle être porplyritiques, de gros prismes noirs où d’un vert tiès foncé de hornblende où de pyroxène se montrant distribués 6 abondance à travers une pâte de couleur plus claire de quelques tons. En certains endroits ils <e montrent d'un grain plus grossier ct offrent une apparence dioritique, mais les faces de clivage brillantes de la hornilende et du pyroxène servent à les distinguer des autres roches Keewatiniennes associées,

L'espèce cotenant laugite, en variant sa texture. de celle du basalte à celle de la diabase, en augmente fa grossièreté. Affectant la forme du basalte, elle offre, en fines tranches, des cristaux nettement idiomorphiques d’une augite et d'une biotite incolore, distribués à travers une pâte d’un grain extrêmement fin, quoi-

qu’elle soit holocristalline. L'augite est parfaitement bien conservée, mais la biotite a été en grande partie remplacée par la chlorite, dans laquelle reposent des lits de quartz secondaire. Dans la variété plus grossière, la pâte est plus grossièrement cristallisée et un plagioclase intermédiaire apparait en abondance considérable, de même qu’une megnétite accessoire.

Certaines parties du type hornblende sont essentiellement composées de hornblende verte ordinaire et d'andisite, celle-ci en plus grande abondance. L’orthoclase est surbordonnée de même que le quartz. La magnétite et de longues baguettes d’apatite sont accessoires. Les relations de la hornblende et du plagioclase varient beaucoup. Dans les types à grains fins, le premier de ces minéraux apparait en prismes élongées bien formés et c’est, avec l’apatite, le seul élément constituant idiomorphique, mais là où la cristallisation de la roche atteint le plus haut degré de grossièreté que l’on ait observé, à peu près celui d'un granite à grain moyen, le plagioclase affecte la forme de baguettes d’un dessin peu régulier, qui pénètrent ophitiquement les grains irréguliers de la hornblende.

Formation ferrifère.—On observe, orientée nord et sud sur une distance de un mille et quart, une arête d’une formation ferrifère, près du centre du township de Leonard, sur la rive est du lac Fournier. Sa largeur moyenne est de 350 pieds. Elle s'évanouit au sud dans un marais; vers le nord, la région est sableuse et la formation Huroniene est surjacente à la Kecwatinienne. Cette arête est composée d’une succession d’amas élongés d’une formation fe:rifère, mélangée de schistes verts, qui ont un peu mieux résisté à l'érosion que les diabases et les schistes verts de chaque côté. Schistes et formation ferrifère plongent de 85° à l'ouest, la direction coïncidant avee l’axe de lParête. Une petite formation ferrifère existe aussi sur la rive ouest du lac Fournier, et en quelques autres endroits, à de courtes distances du corps principal de Parête.

Les amas de formation ferrifère ne sont pas nettement distincts des schistes qui les renferment et contiennent une grande quantité de schistes séricitiques, chloritiques et rouillés, ou de couleur crème, disposés par bandes intercalées. Lx formation elle-même, dans l’ensemble, a l'apparence des cherts: elle est in-

distinetement rubannée et d’un gris mat de différentes nuances.

Transversalement à l'allure, des bandes grises alternent avec un grand nombre d’autres plus foncées, de un à cinq pieds en largeur, qui contiennent assez de magnétite et d’hématite pour former un minérai de fer pauvre. Les bandes sombres s’efilert, disparaissent le long de l'allure et sont ordinairement altérées par influence atmosphérique et recouvertes d’une croûte de limonite à la surface.

Une petite bande de formation ferrifère rubannée de couleur brillante, ou de jaspilite, traverse l'angle nord-est de la concession minière H.S. 750, dans l'angle sud-ouest du township de Tyrrell. Elle n'a pas plus de 50 pieds de largeur et on ne l’a retracée que sur une distance de 200 pieds seulement, les marais la cachant ailleurs. Toutefois, comme elle a déterminé une variation magnétique de 10°, son parcours sous le marais pourrait être défini sans beaucoup de difficulté. Différant en cela de la formation grise irrégulièrement rubannée, que l’on a observée au lac Fournier, elle consiste en bandes régulières alternantes d’un rouge où d’un noir brillants, d’un quart de pouce à un demi pouce de longueur, mais ces bandes sont imbriquées de la même manière abrupte—80° E,—et s’orientent au nord 10° O.

Une troisième lisière de formation ferrifère existe plus au nord-ouest et dans la ligne de l'orientation des deux lambeaux déjà mentionnés. Elle repose à quelques chaînes à l’ouest de la

ligne frontière de l’Algoma, à 53 chaînes au nord du poteau indi- Cateur du 61ième mille, et ne parait pas en conséquence sur la carte qui accompagne ce mémoire. D'après Burwash, qui l’a décrit le premier, ce lambeau a une largeur de 100 verges et se retrace dars une direction nord-ouest, sur une distance d’un demi mille,

Un petit amas de formation ferrifère associé aux schistes Keewatiniens et aux dykes de diabase quartzeuse qui ie recoupent, se rencontre à un demi mille au nord-e:t du village de Gowganda. Il offre l'alternance régulière ordinaire de lamelles siliceuses et de lamelles chargées de magnétite, les premières de couleur grise claire, et celles-ci d'un noir bleuâtre et luisant, l’ensemble de la coloration étant par suite terne. Les bandes sont fort écrasées, mais Porientation générale de la formation parait être à peu près est et ouest.

On peut observer un type métamorphique particulier de formation ferrifère sur la frontière Haultain-Nicol, à quelques chaînes à l’est du poteau indicateur du ?ième mille, précisement là où la Keewatinienne émerge de dessous les couches Huroniennes. Il existe à cet endroit, sur une largeur de quelques pieds, une roche faiblement pommelée, qui affecte l’aiguille de la boussole au même degré environ que la formation ferrifère ordinaire. Elle apparai: à la loupe composée de la fine mosaïque ordinaire de grains de quartz, mais au lieu de l’arragement parallèle des bandes grains de quartz, mais au lieu de l’arrangement parallèle des bande siliceuses et des bandes contenant la magnétite qui n’existe plus, elle offre des cordons de chlorite et des cristaux de magnétite disposés en taches ovales d'environ 3 millimètres de diamètre, de manière à produire une surface pommelée, visible même dans les spécimens portatifs. La chiorite est aussi disséminée en moindres quantités à travers la mosaïque de quartz. Dans un autre spécimen, de petites aggrégations en forme de gerbes d’une amphibole secondaire re ;.placent la chlorite.

Ardoise jraphitique.—Une roche ardoisière noire contenant assez de matière graphitique en poudre, sur ses surfaces de clivage, pour tacher les doigts, a été observée au contact entre l’andésite de hornblende Keewatinienne et un dyke de syénite porphyritique de hornblende, sur le lac Brush, township de Knight. Elle n’est rien autre chose que la roche chargée de carbone qu'on remarque dans ia Keewatinienne et, d’ailleurs, dans toutes les formations du district. On l’a rencontrée à quelques pieds seulement du dyke intrusif.

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