‹ La géologie expérimentaleChapitre 35 sur 132 · Les GlacierSj p. 05, Biblioth. scient, intern · texte numérisé non relu

Les GlacierSj p. 05, Biblioth. scient, intern

4. Comptes rendus de VAcademie des scienceSj t. GXXIV, p. 1043. 10 mai 1897. — Le Naturaliste du 1" juillet 1897 (avec des figures).

est de première valeur pour procurer une conception saine du phénomène glaciaire. Voici en quoi elle consiste :

Un glacier étant donné, et toutes choses restant égales d'ailleurs, il tend à diminuer de dimension, malgré les vicissitudes saisonnières , à cause de rabaissement progressif de son bassin d'alimentation. Les matériaux qu'il charrie en si grandes quantités et que charrient avec lui les eaux qui lui sont associées, diminuent le relief du sol. Il recule donc et, derrière sa moraine frontale abandonnée, la végétation peut s'établir. Mais comparable de tous points, aux rivières, en même temps qu'il abaisse sa vallée, il fait progressivement régresser sa source et il peut arriver que cette régression, en détruisant l'arête rocheuse qui sépare son bassin de celui du glacier voisin, permette à celui-ci de se déverser sur lui. Alors, un accroissement de substance doit provoquer un retour des dimensions antérieures et dès lors les produits de fossilisation des végétaux établis sur le premier terrain glaciaire, seront recouverts d'une seconde extension morainique.

Cette disposition, si singulière à première vue, a été constatée en 1865 par Oswald Herr, qui dans son célèbre ouvrage Urwelt der Schweiz cherche à y voir la preuve de deux périodes glaciaires distinctes, séparées par une période interglaciaire.

Dès 1854, Morlot avait émis une idée semblable *

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