Geographical Journal, vol. XII, n** 2. p. 137, août
2. 11^ Annual meeting of the National geographical Society- oî the United States of America, in Science (de Londres), nouvelle série, t. IX, n*' 212^ p. 112, janvier 1899.
Provoqués, dans des localités diverses, par des exhaussements du sol (soulèvement des Alpes, etc.), ils ont procédé à l'usure incessante du sol et ont subi une diminution correspondante. La supposition du synchronisme des anciens glaciers ne saurait être démontrée.
Si, dans la même région, les différentes traces glaciaires ne sont pas synchroniques, les hauts polis étant les plus anciens, — de même il y a des localités glaciaires plus anciennes que d'autres, et la terre n'a jamais été couverte au même moment de tous les glaciers qui ont laissé leurs vertiges à sa surface.
L'usure effective des roches par les glaciers montre d'ailleurs que c'est le phénomène lui-même qui, par sa durée, a amené progressivement, en bien des lieux, la disparition des conditions qui lui sont favorables; les Vosges ayant été peu à peu réduites à leur état, actuel de véritables Pyrénées qu'elles étaient — et celles-ci étant comme d'anciennes Alpes.
J'ai eu antérieurement l'occasion d'insister sur les conséquences générales de ces considérations au point de vue de l'économie réelle de la période quaternaire ; il suffit aujourd'hui de montrer la part très large que la méthode expérimentale a prise à l'établissement de ces faits.