LA PESANTEUR
stylolithes qu'il paraît indiqué de considérer les petites fissures de certains calcaires marneux et spécialement celles du calcaire ruiniforme de Florence.
M. Daubrée a imité les stylolithes en comprimant à - la presse hydraulique des pains de savon à la glycérine ou des blocs d'argile de consistance convenable.
Le phénomène des galets impressionnés est certainement de la même catégorie, et c'est bien à tort que M. Daubrée a voulu y voir un résultat d'action chimique. M. Stanislas Meunier l'a imité par simple compression, après Tétude qu'il avait faite sur place, au Righi et à Heyden, dans le canton d'Appenzell.
On ne peut méconnaître que le fait de l'empilement des sédiments n'ait souvent pour effet de déterminer des foisonnements souterrains de masses plastiques comme des argiles, et dans notre Introduction nous y avons déjà fait allusion.
M. Fayol a vu de semblables fusements se produire dans ses expériences relatives à la constitution des deltas, et les dessins qu'il a donnés montrent que des dykes, considérés comme éruptifs, peuvent bien avoir cette origine spéciale. Il est clair que si le métamorphisme venait à s'exercer sur des apophyses argileuses du genre de celles qu'il a produites, le résultat aurait avec les filons de « dioritine » de Gommentry les analogies les plus intimes.
A propos de cette action mécanique développée dans les roches par le seul fait de leur empilement, il y a lieu de mentionner ici les états successifs d'un sédiment ancien, par exemple silurien, recouvert de cou-
ches plus récentes et qui devient progressivement métamorphique. Ici encore il importe de constater le mélange des effets d'origine solaire et ceux d'origine tellurique.
Môme, à la pesanteur s'ajoute, dans cette seconde direction, la chaleur propre du globe qui détermine des réactions chimiques plus* ou moins intenses.
Sans nous appesantir sur ce sujet, il est utile de constater que la surcharge successive de couches données sur certains points, peut déterminer des phénomènes de torsion plus ou moins comparables à ceux que nous verrons bientôt résulter des réactions horizontales.
De façon que c'est à ce titre que peuvent être rattachées beaucoup d'actions dépendant du métamorphisme général, puisque l'empilement successif des sédiments doit être considéré comme la cause suffisante, qui a constitu éle milieu souterrain où les modifications de roches ont pris naissance.
C'est même encore à cette série que pourrait être ramenée la cause de maintes particidarités du métamorphisme de structure et, par exemple, la schistosité que sait engendrer horizontalement la pression verticale des sédiments superposés dans les cas où un glis- J sèment reste possible.
Il suffit de mentionner ces conséquences et il est loisible de confondre l'examen de cette schistosité avec celle qui fait un paragraphe obligé de l'étude de l'orogénie.