SCÈNE DEUXIÈME
[n^ès par les coups de tonnerre, qui (Icvlcnnent de plus en plus sourds.
TOiNETTE, effrayée.
Oh ! mon Dieu !...
Elle passe à gauche en se signant *.
GONDRIN, rpLittant la table et Icran le poin.g rers le ciel.
Ah ! si rtonncrre pouvait foutre le feu à c'tc bico(fue et nous écraser tous !
TOINETTE
Dis pas ça, père !
GERVAisE, avec ahottenicnt.
Y a ben raison. (Elle remonte un peu.) Nous aurions pas la honte d'êt' vendus.
Elle s'assied de trois quarts sur la ctudse, prés de l'escalier, et, découragée, appuie sa tète sur son bras ganclie tiltongé sio- le dossier.
GONDRiN, descendant en scène pu)- 1" gauclie.
Et expulsés ! 'Avec ajnertn.ine.) Expulsés comuie des vauriens !
TOINETTE, avec douceur, en allant à lui.
P'aut pas perdre courage. Ben qu'un peu faible, D'un ton qu'elle s'eff'oi'cc de rendre fo-mc.) vous verrez, j'IravaiU'rai....
Elle tousse.
' Toinelte, Goudiin, Gervaiso.
GOXDRiN, ht rcgardidil d'un (dr allendri.
Juslcmeiil, c'qui in'reraue là, (// 5t' frtipjic la poih'ine.) c'est qu'un''^enfant coinra' toi va s'tuer à la IK'iiie. (Il la prend ihins ses h)Ufs.^ Ah! ma p'tiolc ! ma pauv' p'tiote !...
Il CeDihiuissc. Un frnpin' jD-vciiiikimnient à In parle du fond. Mon renient génv)-nl de snrp?'ise mêlée (Tnii pen d'inquiélnde.
GERYAiSE, se i^edressanl et se loiu'nnnl rers Gond r in.
On l'rapi)c !... Jionilrin fnll un pas rers le fo ml. Elle se 1ère.) Qui (]u'ça \}e\xi ben et' à c'I'lieure-ci ?
GONDRIN
C'est sùr'ment pas des voleurs.
DENISE, de/n))'s, en fj-ajqianl arec plus dl.nsfsUDiciî. Ouvrez !... Ouvrez vite !
(iERVAisE, dnrenienl. à ToinclLe.
Allons, va ouvrir !
TOiNETTE, passant deranl Goiidrin et renionlani vicemeyit.
'lout d' suite.
J-:ile lire le rerron el (niD'e. Parait Doiise, npimyëe de la main tjaaelie contre le ctmmbraiile de la po}'te.