SCENE DEUXIEME 1 i
TOINETTE
Y mont lion reçue... ot y m'ont donné...
GoNDRiN e/ GERVAisE. ensemble, en se yapijrochcuil (felle.
D'I argent ?
TOiiS'ETTE, en foussant.
Non... quéq" provisions.
Elle veut lirer xn paquet dn panier.
GERVAISE, metlunt la main sur Vèpaule fie Toinette et la secouant, pendant que Gondrln remonte un peu au-dessus de la table.
Alors, t'as rien ?... Rien ?
Elle lève la main sur elle.
TOINETTE, levant le bras gauclw pour se protéger.
Rien...
Elle se détourne en pleurant.
GONDRiN, intervenant.
Voyons, voyons, lu vas pas la brutaliser !
GERVAISE, le regardant avec colère.
De quoi qu" tu te mêles ?
GONDRIN, tremlilant devant elle, limideinent.
Si elle a rien, c'Ie enfant-là, y a point d'sa faute. (Il s'assied su?' la table, au-dessus, de)'riè)-e Toinette, et lui )'elève la tète. D'une voix douce.) G'est-y pas vrai, Toinon ?
18 LA (JERVA18E
TOiNETTE, doiinani libre coiw.s à ses lar//>cs. Oh ! oui !...
GERVAisE, (vjacée.
Là ! là ! t'as assez pleurniché !
Elle lui prend le panier des nttUns et ra le mettre à terre, près de l'escalier. Elle le pousse du, pied arec ///épris.
TOINETTE, d'u/te i'oix e/itrecuujiée de larmes.
Avant... avant d'quitter Neufmanil... j'ai r'tournéchez l'oncle Pierre. . .
GERVAISE, r<'desceudai/l.
Alors '(
TOINETTE, s'essuyanl les i/cu.,r avec su //ui/u.
Alors, j'I'y ai dit d'avoir pitié d'nous. Puis, voyant qu'y voulait rien entendre, (Eu fotulant de iioureau en lar/nes.) j'm'ai j'té à ses pieds.
GONDRiN, ému, serra ut la tète de Toiuetle co/ilre lui.
Oh!... oh! ma p'tite Toinette. fallait pas t'abaisser comme ça d'vant c't'orgu(ùlleux.
GERVAISE, avec colère.
Ça l'y a fait plaisir d'te voir à genoux d'vant lui. {Eu (jagiuiut la droite.) iVlauvais gueux, va !
Eclai}' et coup de tonnerre d'urne violence extrè/ne, qui ébranle la cimumière. C'est à ce /no/zient que l'orage est le plus fort. Ap)-ès, il va en déc/'oissa/it . Peu à peu les éclairs sont //lOins fréquents cl suivis de //loins