‹ La Gervaise; pièce réaliste en un acteChapitre 3 sur 39 · GERVAISE, GONDRIN · texte numérisé non relu

GERVAISE, GONDRIN

Le soir, en étr. Violent orage. La plaie inuihc à Torrent a et le veut soaffle. Par les fissarcs de la jtorte du fond et par fœH-de-bteaf, on roit de te)n]is en temps des éclairs. Ils sont nassitnt sniris de coups de ionncj^re.

Aa lerer da rideca, Gerraise essaie arec son tnhlier le petit broc d\'tf/in, qai est sar la table du milieu. Gondi'in, un peu g)'is, le menton dans In main gauclie et le bras appuyé sur le genou, est assis sar la chaise, près de lescalie)\ Il rega)'de fixement dernnt lui d'un air somln'c.

s LA GERVAISK

(lERVAisE, (ircc liumciir, en rcgai'ddiU GomU'ùi.

Allons donc ! ne reste point là à rien faite.

Elle T(( mettre le broc dinisln cnreUr sur lu tdhle (le lo/lelle et range quelqires ohjels.

GOXDRIN, à lui-mêhU\ (Viiii Ion ((battu, S((its bour/er.

Dire que nous s'rons vendus d'main. Vendus !

GERVAISE, colère, rerciKiiit (i l(( l((bte.

Après tout, c"est ta faute.

FÀlep)-en(l un torction. dans le tiroir de l(( l((hle et essnie celle-ci d'une nninière brusque.

GONDRiN, sort((ut comme d un rèceet relecant l(( tête.

Hé?... iSe tou)'n((nt Ders elle.) Que qu'tu dis. la Gei'vaise '(

GERVAISE, cess((nl d'essuyer l(( fable.

J'dis qu'y fallait trimer, au lieu d'te soûler tous les jours comme une bi'ute.

Elle rejn'end sa besogne.

GONDRIN, se leoant et a.llaut à Gerculse d'un lias lou7'd, en ricafiiaut.

Ah! ah! trimer!... [D'une voix un. peu lente. J 'reviens du cabaret des quat" ch(;mins, d'accord... mais toi aussi, t'a bu d'I'eau-de-vie.

GERVAISE, ((.CeC ((ploiUb.

Moi i C'est des ment'ries.

Elle 7'emet le torclujn d((ns le tiroir qu'elle refertne vivement.

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