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te glandulaire », toute entière, est passée dans le cadre des fausses métrites, Jamais on n'y à constaté le moindre signe clinique d'infection, jamais on n'y a trouvé de microbes dans les coupes de tissus, non plus qu’à l'examen des sécrétions.
Il faut reconnaître que l'étude histologique seule aurait pu éviter l'erreur et permettre de ranger lhyperplasie muqueuse hors du cadre des métrites. Il faut qu'une théorie générale tout à fait inexacte des réactions inflammatoires ait régné un moment, pour qu'on ait songé à ranger parmi les inflammations des lésions dépourvues de tout infiltrat leucocytaire, de toute dégénérescence tissulaire. Le fait a été très général et de même que l'hyperplasie muqueuse utérine, la maladie kystique de la mamelle, le fibrome ont été attribués à l'infection. Ce sont des erreurs certaines.
Les travaux d'Histchmann et Adler, que nous avons cités déjà, sur le cycle structural de la muqueuse utérine, ont été très utiles dans ce travail de rectification. Ils ont montré, les premiers, la similitude entre l’état anatomique de la prémenstruation et l’hyperplasie de la muqueuse et ils ont indiqué ainsi que c’est dans la voie d’une viciation fonctionnelle qu’il fallait chercher la pathogénie de cette affection et non ailleurs.
La seule critique que l’on puisse adresser à ces auteurs est d’avoir trop étendu la marge des modifications physiologiques de l’endomètre, aux dépens de ses évolutions anormales. Ils ont considéré comme normaux et prémenstruels des aspects qui s’accompagnaient de troubles cliniques et qui doivent, en réalité, être tenus pour
pathologiques. Mais c'est bien démontrer les rapports entre ces deux domaines que de signaler qu'ils peuvent empiéter l’un sur l’autre (voir fig. 13).
L'origine ovarienne de lhyperplasie muqueuse se fonde sur les données anatomiques que nous venons d'exposer. Puisque la glande ovarique régit le cycle menstruel, c’est à une viciation de la sécrétion ovarienne que l’on peut rapporter cette évolution anormale de l’endomètre et, à priori, on peut supposer que c'est par son hyper-fonctionnement que l'ovaire entraîne le développement exagéré de la muqueuse.
Il faut noter qu'une fois la lésion hyperplasique constituée, elle ne rétrocède plus, se comportant en cela comme une véritable néoplasie, c'est-à-dire comme une « néo-formation possédant la propriété de persister une fois formée » (Lecène), même si la cause qui lui a donné naissance, à disparu.
À propos de cette théorie ovarienne, nous tenons à préciser que nous cherchons la cause de l'hyperplasie lésion et non de ses symptômes, car, pour nous, les symptômes dépendent tous de la lésion utérine : douleur, leucorrhée, métrorragie sont le fait de l'hyperplasie muqueuse. Nous avons déjà indiqué notre opinion à ce sujet, au début du $ 1 et nous la répétons ici dans ce syndrome anatomo-clinique, c'est de la lésion utérine que nous cherchons la cause et non du symptôme hémorragie que nous jugeons dépendre de la lé-
0 L4 . A sion utérine elle-même.
Nous avons examiné 13 cas d'hyperplasie utérine isolée, c'est-à-dire ne coexistant pas avec un fibrome. Parmi ceux-ci, nous meltons d'abord de côté un cas où l'hyperplasie était associée à une néoplasie de l'ovaire et, certainement, sous la dépendance de cette tumeur. Nous ne voulons pas étudier ici de tels cas (x).
Restent 12 cas pour lesquels nous avons l'observation et un examen anatomique aussi complet que possible de l'appareil génital. Comme au chapitre précédent, nous en donnerons, d'abord, la statistique, puis nous choisirons quelques exemples démonstratifs,
Dans 5 cas, la glande ovarique est extrêmement développée.
Dans 7 cas, elle est moyennement développée.
En résumé, dans tous les cas d’hyperplasie que nous avons examinés, la glande ovarique était présente et,
souvent, elle était très développée.
OBSERVATION VI (n° 447)
Malade, âgée de 37 ans, entre dans le service Lecène, à Saint-Louis, pour des douleurs lombaires et des métrorragies. Elle a eu 4 enfants et une fausse couche ; elle a toujours eu des règles abondantes, Depuis 10 mois, la malade à des hémotragies abondantes ; même, pendant 7 semaines, ce furent de véritables métrorragies continues.
A l'examen on trouve un utérus normal, mobile.
(x) Ces cas, et les cas analogues auxquels nous avons fait allusion au $ 1, démontrent que l’hyperplasie muqueuse peut être produite par une influence non spécifique. Ils évoquent l'hypothèse de l’ori-
: RES 42 Û es < Le gine nerveuse possible de l'hyperplasie muqueuse utérine.
abs 144 —
La malade présente une hypertrichose considérable sur le menton et sur tout le corps.
Hystérectomie supra-vaginale.
L’utérus est légèrement augmenté de volume ; à l’ouverture, il présente une muqueuse très épaisse et, au niveau du fond, un vrai polype. L'ovaire droit est scléro-kystique. Dans les deux ovaires, on voit de nombreux amas jaunes ; on en compte douze en tout. L'étude microscopique montre une hyperplasie muqueuse typique de l’utérus avec réaction déciduale du stroma (voir figure 14).
Le corps jaune montre deux espèces de cellules, toutes deux riches en lipoïdes, qui se différencient, dans l’une et l’autre couche, par leurs réactions de colorabilité et de solubilité ordinaires.
Les amas jaunes sont des amas de cellules à noyau pyenotique. Il y a, de plus, quelque micro-kystes folliculaires bordés de lipoïdes. |
Nous avons fait l'étude complète de cette pièce qui est extrèmement démonstrative, après fixation de plusieurs fragments au Flemming.
En résumé, c'est là un cas absolument typique d’hyperplasie de la glande ovarique, coexistant avec une hyperplasie muqueuse très marquée.
OBSERVATION VII (n° 472)
Femme, âgée de 40 ans, entre dans le service Lecène, à St: Louis, pour des métrorragies.
Elle a eu 3 enfants, Depuis 6 mois, des métrorragies sont apparues qui vont sans cesse en augmentant. La malade est anémiée.
L'utérus est gros.
Hystérectomie totale.