CONCLUSIONS
1) La structure de l'ovaire humain ne peut être connue que par l'étude directe de cet organe ; en effet, les constatations faites sur l'ovaire des animaux ne peuvent être acceptées en histologie humaine sans être criti-
quées de près et vérifiées point par point.
>) Les fonctions des glandes génitales sont tellement propres à chaque espèce, que leur étude ne peut être poursuivie utilement par les méthodes, d'autre part si
fécondes, de l’anatomo-physiologie comparée,
3) À l'œil nu, on voil souvent sur les coupes d'ovaire humain de nombreux amas couleur jaune d'or, jaune soufre où jaune pâle ; nous pensons que ces formations
sont un élément très important de la glande ovarique. (RU ki!
4) Nous avons fait l'étude microscopique du corps
jaune et des amas jaunes, signalés ci-dessus, pour y rechercher les produits lipoïdiques. Nous eroyons, en effet, que la nature lipoïdique de la sécrétion glandulaire de l'ovaire est très probable, sinon absolument dé-
montrée,
5) Le corps jaune possède souvent deux sortes de cel-
lules, Les cellules externes sont logées dans des alvéoles
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de la thèque ; elles ont un contenu lipoïdique très riche,
surtout caractérisé par sa solubilité dans le xylol après
OsMiquation (graisses labiles). Les cellules internes sont
moins riches en granulations graisseuses ct ces graisses
ne sont pas solubles dans le xylol après osmiquation (graisses stabiles).
Les amas jaunes, disséminés dans l'ovaire, que nous appelons « formations lipoïdiques », présentent une structure variable. Le type histologique le mieux défini est celui d'un amas cellulaire, formé de grandes cellules en mosaïque, bourrées de lipoïdes labiles. Ces cellules présentent les caractères habituels de la sénescence, leur noyau est en voie de destruction. Nous les appelons
cellules spongiocytaires à noyau pycnotique ».
6) Pendant les premières semaines de la grossesse la glande ovarique présente un grand développement. Toutes les formations glandulaires sont chargées de Hipoïdes.
Du 1% au 4° mois de la grossesse le corps jaune perd progressivement sa charge lipoïdique.
Avant leur résorption les lipoïdes du corps jaune gravidique subissent des modifications chimiques que l’on peut mettre en évidence par leurs réactions micro-
chimiques.
7) De l'étude anatomique de soixante-quinze (paires
d’) ovaires humains, nous pouvons tirer les conclusions
suivantes
a) Le corps jaune n’est pas l'unique formation glandulaire de l'ovaire ; il n’est même pas toujours la for-
mation la plus importante.
b) La valeur glandulaire des ovaires humains est extrêmement variable ; ces variations dominent l'étude de sa physio-pathologie.