ANATOMIE
Nous n'avons en vue que les formations d'aspect glandulaire.
Elles sont de deux ordres
a) Le corps jaune.
b) Des organes de petit volume, que nous désignerons
sous le nom de formations lipoidiques de l'ovaire.
Etude Macroscopique
Elle doit se faire sur des coupes. L'examen de la surface donne des renseignements trompeurs, même pour les éléments les plus gros; elle n'a aucune cspèce de valeur.
Pour examiner les ovaires, nous avons emplové la technique suivante : Durcissement dans le formol à 10 % pendant 4 heures, puis coupes parallèles au grand axe avec une lame mince de rasoir automatique. On peut, de la sorte, obtenir dans un ovaire normal 5 à
6 coupes fines et régulières et on est assuré de n’omet-
tre aucune formation, pourvu qu'elle soit visible à l'œil nu.
a) LE corps JAUNE est habituellement unique. Parfois, cependant, et le fait a déjà été signalé par de nombreux auteurs, il y a plusieurs corps jaunes.
C'est une formation constituée par une enveloppe de tissu propre et par une masse centrale. Le centre cest hémorragique, gélatineux, séreux, ou conjonctif suivant les cas. Quand le contenu est liquide et de grand volume par rapport à l'ensemble du corps jaune, on parle de corps jaune kystique.
L'enveloppe du corps jaune apparaît sur les coupes comme une bande d'un tissu compact, très aisément reconnaissable.
Cette bordure du corps jaune est toujours godronnée et plissée, mais à des degrés divers. Les plis sont parfois simples, comme ceux d'un feston ou d'un accordéon, et parfois extrêmement complexes, formant de véritables arabesques. La couleur est variable du blanc mat au blanc jaune et à l'ocre pâle.
Cette bande à une épaisseur plus où moins grande, ce qui signifie de grandes variations dans la quantité des éléments propres glandulaires.
Chez certaines femmes, c'est la seule formation qui tranche sur le fond gris et grenu du stroma ovarien. Chez d'autres il en est tout différemment. Ces variations nous ont frappé, comme nous l'avons déjà dit, et nous croyons que l'on n’y a pas assez insisté.
b) Dans l'ovaire, dont nous donnons ci-joint la re-
production (fig. r, voir planche 1), il existait de très nom-