LE VENIN : SA NATURE
L'étude du venin présente une assez grande difficulté, parce qu'il est difficile d'en recueillir une quantité notable. Comme l’ont bien signalé Bachelier (1) et Soulié (2), la gouttelette de venin émise par une Scolopendre irritée est toute petite, 3 ou 4 fois moindre en volume que la gouttelette émise par un Scorpion en pareille circonstance. Pour m’en procurer davantage, je n'hésitais pas à sectionner les forcipules et à presser légèrement la glande avec une pince. La gouttelette qui perle ainsi à l’orifice est un peu plus grosse et plus facile à recueillir. Je
(1) Bacuerier, La Scolopendre el sa piqüre. Th. (2) Sourré, Appareil venimeux de la Scolopendre. Th.