‹ La glossologie: essai sur la science expérimentale du langageChapitre 20 sur 30 · TABLEAU NO · texte numérisé non relu

TABLEAU NO

ClanHlfloatton anatomiqne des bruits d'après leur lieu de

production.

Labial

g \Lingual

^ Prolingual, pointe de la langue.

MMiolingual.

Pott*lingual .

Glottique

iNasal. .

1 Prolabial.

2 Labial (pur).

3 Dental (labio-dental) .

4 Lingual (labio-lingual) .

5 Dental (prolinguo-dental) .

6 Gingival (prolinguo-gingival) .

7 Propalatal (prolinguo-propalatal) .

8 Médiopalatal (prolinguo-mëdiopalatal)

9 Dental (mëdio-linguo-dental) •

10 Propalatal (m^dio-linguo-propalatal) .

11 M^diopalatal (mëdio-linguo-m^diopal.)

12 PoBt-palatal (poBt-ling. post-palatal).

13 Staphylin (post-linguo-staphylin) .

14 Pharyngien (staphylin-pharyngien) .

3«Qu6 le phénomène sonore se montre à nous comme un moyen d'expression déjà plus usuelle, avec un plus grand développement des systèmes respiratoire et circulatoire, coïncidant aussi logiquement avec un degré plus élevé de chaleur organique.

4"" Que rexpression sonore est étroitement associée, par cela même, à Fétat émotionnel des êtres dont elle devient évolutivement par diversification fonctionnelle, la plus importante manifestation.

5'' Qu'il n'y a dans toute la série animale d'autres différences spécifiques dans le phénomène physico-physiologique de la voix que celles des degrés évolutifs, d'abord en proportion arithmétique, puis en proportion géométrique, différences aussi de quantité, de qualité et de variété.

&" Que l'état émotionnel imprime à l'expression sonore un ca. ractère musical qui lui est en même temps propre et acquis, en vertu des lois physiques et physiologiques qui le régissent, et que ce caractère musical développe de plus en plus l'aptitude à Fassociation, d'abord instinctive, puis raisonnée, des sons émis.

7*" Que ce principe de l'association dans les mouvements généraux, développé par l'usage et appliqué aussi à l'émission des sons, a été la cause principale et logiquement naturelle de la grande perfection acquise par la voix humaine ; que le principe de l'association dans l'émission des sons a ainsi produit nécessairement et conséquemment Y association des sons de la voix^ l'articulation et la formation de la parole.

Les idées de M. Herbert Spencer et de M. Darwin sur ce sujet sont très-justifiées et je les partage absolument. C'est par les aptitudes musicales et les circonstances qui en découlent que la voix humaine s'est le plus perfectionnée et que la parole s'est formée ; mais, je le répète, il n'y a là qu'un phénomène de perfectionnement et de développement évolutif, une question d'algèbre phy* sico-musicale ; et nous pouvons nous expliquer et constater ainsi le lien étiologique qui relie entre elles les classiques distinctions Aristotéiiennes de |6f)oç; fuvn, Sea^cxroç.

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