ARGUMENTS CLINIQUES
A) Dans un certain nombre de cas d'insuffisance hépatique, rares à vrai dire, le trouble de la glycorégulation se trouve porté au maximum : les sujets
présentent une cirrhose du foie et un diabète véri-
table: l'hyperglycémie est élevée, permanente ; elle , accompagne de glycosurie. Il s’agit du diabète oo type majeur du syndrome hyperglycémique au cours d’une affection du foie.
Mais ici, tout le monde attribue, sans discussions, s s au ‘pancréas, l’origine des troubles de la fonction
sucrée.
B) Plus souvent, surtout chez les cirrhotiques, on observe une hyperglycémie discrète, s’accompagnant de façon intermittente d’une glycosurie ‘plus OS
. moins importante.
C) Enfin, dans un dernier groupe de cas, se rangent des sujets chez qui aucun trouble patent de la glycorégulation n’est perceptible; seule l'épreuve d'hyper- ne glycémie provoquée apporte la preuve du trouble du se
fonctionnement de la fonction sucrée. Etats compa- ‘rables en tous points aux états paradiabétiques de M. Labbé.
Tels sont, à des degrés différents, les troubles du métabolisme glucidique couramment observés au cours de l'insuffisance hépatique.
Personne actuellement ne songe à attribuer au foie
les troubles de la glycorégulation observés au cours
du diabète bronzé, nous l'avons vu. à. |
Et de même, l’on sait que c’est du pancréas que relèvent les altérations du métabolisme des glucides | constatées au cours des états A tn ee
& Admettre alors que, lorsqu'elle est portée au
maximum, l’altération de la glycorégulation dépend du pancréas (diabète bronzé), tandis que dans ses D légères (cirrhose avec hyperglycémie) elle relèverait non plus de l’altération de cette glande mais de celle du foie, c’est créer de toute évidence ee un fossé infranchissable entre des états que chaque Ra la clinique nous montre reliés par des transi-