‹ La glycogénie animaleChapitre 15 sur 53 · p. 1000 de sucre · texte numérisé non relu

p. 1000 de sucre

En revanche, il ne découvrit aucune différence entre les sangs artériel et veineux. Sur deux chiens soumis au chloroforme, il trouva :

1° Carotide 0.806 p. 1000

Veine jugulaire 0.808 —

2° Carotide 0.854 —

Veine jugulaire 0.863 —

(1) Chauveau, Nouvelles recherches sur la question glycogénique. Compt. rend. Acad, des sc., 1856.

(2) Pavy, On certain 'points connected with diabètes. Londres, 1878.

Seegen. 7

Un fait bien connu, c’est que plusieurs des partisans de Pavy, entre autres M’Donnel, SchifF, ne purent découvrir les moindres traces de sucre dans le sang du cœur. M’Donnel est d’avis qu’on ne saurait trouver des traces de sucre que si l’animal a opposé de la résistance au moment de l’extraction du sang; Pavy, de son côté, assure qu’il pourrait dire d’avance si le sang renferme plus ou moins de sucre selon que l’animal a été tranquille ou s’est débattu.

Les résultas obtenus par Bock et Hoffmann (1) sont absolument en contradiction avec les vues des auteurs précédents. Ils se servirent de lapins liés sur la planchette. La proportion p. 100 de sucre trouvée dans le sang de plusieurs de ces animaux est donnée par le tableau suivant :

On laissa liés et couverts de ouate quelques-uns des animaux, et on leur fit pendant plusieurs heures consécutives de petites saignées. Les oscillations furent faibles, ce n’est qu’après un repos prolongé et complet, longtemps après que l’animal avait été lié, que la teneur en sucre s’éleva un peu. Le meilleur argument contre l’opinion de ceux qui affirment que le sucre ne paraît dans le sang que si l’animal résiste au moment de la saignée, c’est le résultat qu’ont donné à Abeles, à von Mering, etc., de nombreuses expériences sur l’homme, dont le sang a été trouvé invariablement riche en sucre. Les au teurs se procuraient le sang soit par de petites saignées, soit au moyen de ventouses, et naturellement il n’a jamais été question de résistance des sujets.

Abeles (2) a fait de nombreuses expériences. Il a trouvé comme moyenne de dix dosages de sucre dans le sang carotidien 0,049 p. 100. Chez les mêmes animaux il analysait le sang du cœur droit ; il trouva presque le même chiffre que précédemment, soit 0,054 p. 100, comme moyennede dix dosages.

(1) Loc. cit.

(2) Abeles, Ver physiol. Zuckergehalt des Blutes. Wiener me d. Jahrb. 1875.

SEPTIÈME LEÇON

De plus il a fait des expériences comparatives sur le sang du cœur droit, celui de la veine cave ascendante et celui de la veine porte; il trouva à peu près la même moyenne pour cinq expériences, soit 0, 053 p. 100 de sucre. Ces résultats démontrent que le sang renferme à peu près la même quantité de sucre dans toutes les parties de l’appareil vasculaire.

Yon Mering (1) a fait des analyses comparatives du sérum de la carotide et de celui de la veine jugulaire.

Voici les proportions de sucre p. 100 de sang qu’il a trouvées :

Carotide. Jugulaire.

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