AVEC SANG ET ASPIRATION
Sucre
Totalité
des
hydrates de carbone p. 100.
Sucre
Totalité
des
hydrates de carbone
Sucre
Totalité
des
hydrates de carbone
Veau
Lapin
Lapin
Veau
Chien
Il résulte de ces expériences que : 1° chez tous les animaux mis en expérience l’accroissement de sucre dans le fragment de foie traité par le sang (G) est plus grand que dans celui abandonné à lui-même (B); 2° dans le foie des veaux et des chiens l’accroissement de la totalité des hydrates de carbone correspond, dans les fragments B, comparativement aux fragments A, exactement à l’accroissement du sucre ; en d’autres termes, le sucre ne s’est pas formé aux dépens du glycogène. Dans les fragments G l’accroissement de l’ensemble des hydrates de carbone dépasse proportionnellement de beaucoup celui du sucre ; en d’autres termes, de nouveaux hydrates de carbone se sont formés à côté du sucre; 3° chez les lapins pas d’accroissement delà totalité des hydrates de carbone proportionnel à celui du sucre dans les fragments B; en d’autres termes, l’accroissement du sucre est accompagné d’une diminution du glycogène; dans les fragments G, au contraire, l’augmentation du sucre se retrouve presque entièrement dans celle de la totalité des hydrates de carbone. Ainsi, dans l’expérience II, l’accroissement du sucre du fragment B est de 3,7, tandis que celui de la totalité des hydrates de carbone n’est que de 0,7 p. 100.11 y avait donc eu disparition de 3p. 100 de glycogène; dans le fragment G, au contraire, on voit en face d’un accrois-
sement de sucre de 4,4, un accroissement de la totalité des hydrates de carbone de 3, 5 p. 100 ; il n’a donc disparu que 0,7 p. 100 de glycogène. Les résultats de l’expérience III sont analogues. Tandis que dans le fragment B, le surplus de sucre 2 p. 100 n’a en face de lui qu’un surplus d’hydrates de carbone de 0,2 p. 100, d’où disparition de 1,8 p. 100 de glycogène, on trouve dans le fragment C un excédent de sucre de 2,7 p. 100 et un excédent d’hydrates de carbone de 2,3 p. 100, et il reste seulement 0,4 p. 100 de sucre qui ne se retrouvent pas dans l’augmentation de la totalité des hydrates de carbone. Il n’est donc pas douteux que , même chez les lapins, dont le glycogène est très instable, la décomposition de celui-ci peut être retardée , lorsqu’on conserve le foie vivant, et qu’ ainsi l’indépendance de la formation du sucre et de la teneur en glycogène ressort clairement.
Ces recherches prouvent expérimentalement la possibilité d’obtenir un accroissement du sucre , tout en entravant la décomposition du glycogène, et par suite l'absence de toute relation de cause à effet entre la formation du sucre et la disparition du glycogène, celui-ci ne concourant dès lors en aucune manière à la glycogénie hépatique.
NEUVIÈME LEÇON