AVEC CORPS GRAS
DIFFÉRENCE des proportions de sucre.
Nature du corps gras.
Sucre p. 100.
Absolue.
Relative
Huile d’olive
Huile de ricin
Huile d’amandes
Huile d’olive
Huile de foie de morue.
Huile d’œillette
Moyenne. . .
. Il résulte de ces expériences que le foie traité par les corps gras renferme, sans exception, plus de sucre que le fragment témoin non traité par les corps gras, mais soumis aux mêmes opérations. L accroissement du sucre est généralement très considérable; dans un seul cas, celui dans lequel on a em-
ployé l’huile de foie de morue, il a été faible ; la moyenne de dix expériences est de près de 50 p. 100. Comme toutes les conditions de l’expérience furent identiques, nous sommes autorisés à conclure que le sucre formé en surplus a pris naissance aux dépens du corps gras .
Il était d’un grand intérêt de savoir quel élément de la graisse fournit du sucre. J’ai fait plusieurs expériences dans ce but, en mettant en contact avec le foie les éléments des glycérides constituant les corps gras, soit dans trois expériences en traitant le foie par la glycérine au lieu de graisse, soit dans d’autres en me servant des savons obtenus avec l’axonge. Les acides gras avaient leur point de fusion vers 36° ; on les broya avec le foie ; puis, comme le bain d’air dans lequel on plaçait les fioles renfermant le mélange était maintenu à une température de 35 à 40°, on peut admettre que les acides gras conservèrent leur fluidité pendant toute la durée des expériences. Dans chacun de mes essais j’employai 5 grammes d’acide gras. Quant aux savons, qui renferment environ 30 p. 100 d’acides gras, j’en employai environ 15 grammes. Le tableau ci-dessous donne les résultats que j’ai obtenus :
d’ordre
des
expériences.