‹ La glycogénie animaleChapitre 4 sur 53 · SANG DE LA VEINE PORTE · texte numérisé non relu

SANG DE LA VEINE PORTE

3 heures.

3 heures.

Alimentation par la dextrine.

4 heures.

Alimentation par le sucre.

2 heures.

2 heures.

Les choses se passent tout autrement dans l’alimentation par la fécule, par les pommes de terre et le riz. Le sang de la veine

TROISIÈME LEÇON

porte ne renferme pas ou guère plus de sucre que le sang de la carotide. Cela tient à ce que, dans l’alimentation par les féculents, la digestion est très lente ; j’ai souvent encore trouvé en quantité notable, des restes d’aliments dans l’estomac au bout de dix-neuf à vingt-deux heures. La transformation en sucre est donc très lente et celui-ci ne passe que très graduellement dans le sang de la veine porte ; la masse de sucre met donc un temps très long à passer dans la circulation, se répartit ainsi sur une quantité de sang considérable et ne peut dès lors guère être déterminée quantitativement. Au contraire, dans l’alimentation par la dextrine et par le sucre la digestion, et par suite l’absorption, est très rapide. Le sang de la veine porte sort de l’intestin chargé de sucre en abondance, et ainsi la proportion de sucre qu’il contient vient à s’exprimer par un chiffre plus élevé que celle du sang artériel. Cette surcharge du sang de la veine porte en sucre fait encore que celui-ci n’est pas retenu en totalité par le foie et reparaît dans le sang artériel, quoique en petite quantité. Il arrive aussi, comme nous l’avons vu dans l’alimentation par le sucre de canne, qu’à la suite d’ingestion excessive de celui-ci, une partie reparaît dans l’urine, ce qui n’arrive jeûnais dans une alimentation graduelle. Comme le sucre absorbé dans l’intestin n’apparaît pas dans le sang artériel, ou n’y apparaît qu’en très petite quantité, dans l’alimentation par le sucre de canne et par la dextrine, par exemple, on est amené à admettre que ce sucre est retenu dans le foie. On a appris par de nombreuses expériences de Tscherinoff, Weiss, Dock, Luchsinger et autres que, dans l’alimentation par les hydrates de carbone, il se forme de glycogène en grande abondance dans le foie. Mes expériences m’ont conduit au même résultat. Dans l’alimentation par le riz, je trouvai 8 à 10 p. 100. Il est clone pins que probable que le sucre est retenu sous forme de glycogène. Mais comme la quantité de glycogène trouvée dans le foie après alimentation par des hydrates de carbone ne correspond pas de beaucoup à la quantité de sucre parvenue dans l’intestin, il faut admettre que le glycogène, à mesure de sa formation, est en partie entraîné plus loin ou en partie soumis à une nouvelle métamorphose.

Il est permis de supposer que le glycogène musculaire provient de celui du foie; il est non moins vraisemblable, et au plus haut degré, que la formation de graisse est en rapport intime avec le glycogène hépatique; mais ce ne sont encore là que des hypothèses et il faut de nouvelles recherches pour les confirmer d’une manière absolue.

QUATRIÈME LEÇON

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