‹ La GlycorachieChapitre 8 sur 16 · ESS NE · texte numérisé non relu

ESS NE

Les méningites chroniques dans diverses affections nerveuses;

Les hémorragies sous- “arachnoïdiennes (premiers jours) ;

Les infections de la cavité rachidienne.

Il y a hyperglycorachie quand le taux de la ey cose atteint 0 gr. 60 par litre.

Dans cette division entrent :

Affections nerveuses;

Epine organique irritante;

Congestion méningée, etc.;

Hémorragies cérébro-méningées (en dehors des premiers jours) ;

Infections générales et intoxications;

Diabète, glycosurie.

Pour être complet, n ‘oublions pas de mentionner que le sucre du L. C. R., dans les traumatismes, a fait ces dernières années l’objet de plusieurs remarques.

L'augmentation en est assez constante, bien que d'intensité souvent moyenne, dans les cas de trau-

matisme craniens et rachidiens, chez les commo-

tionnés et dans les cas de plaies cérébrales. Toutefois, dans ces cas de traumatisme, il est bon

de faire quelques réserves et d’avoir toujours pré-

‘sent à l'esprit la possibilité d’une infection ménin-

gée ou de séquelle des foyers hémorr agiques pouvant

modifier les résultats de l'analyse du L. C.R. en ce qui concerne la présence ou le taux de la glycose. La thèse de Lorot contient à ce point de vue plusieurs observations intéressantes.

Sans insister davantage, on conçoit aisément l’importance que peuvent acquérir de telles considé-

‘rations dans la solution des problèmes maintenant journaliers au point de vue médico-légal, dans les expertises militaires, les procès d'accidents du travail ou encore les ques de responsabilité individuelle.

MM. Dumolard, Rochelongue et Régnard insistent sur la nécessité du dosage du sucre et de Purée dans le L. C. R. au cours des névroses. Chez plusieurs malades qu’ils ont eu à examiner dans un centre de neuro-psychique, l’hyperglycorachie ou sa présence. à un titre normal a démontré la valeur diagnostique et même pronostique de ces constatations.

Dans ces toutes dernières années, l’encéphalite épidémique a ouvert un chapitre nouveau dans l’étude de la glycorachie. À peu près en même temps que se poursuivaient l'examen des réactions cytologiques, les analyses chimiques révélaient des faits fort intéressants; mais il est certain que parmi tous les éléments dosés la glycose tient un des premiers rangs. |

M. P. Marie, s'appuyant sur des analyses faites par M. Mestrezat, attire particulièrement l’attention sur la différence déjà bien constatée entre l’hypoglycorachie du L. C.R. des méningites, comparées à l'hyperglycorachie mise en évidence dans l’encéphalite épidémique (Bulletin de l'Acadérnie de Médecine, 3 février 1920).

M. Dopter (Bulletin de l'Académie de Médecine, 2 mars 1920) räpporte une observation des plus instructives, où la présence de 0 gr. 85 de sucre dans le:E,. C'R. ira permis d’écarter le diagnostic de méningite syphilitique chez un jeune homme pour-

qe

tant fort suspect d'infection méningitique par le tréponème.

M. Netter a confirmé également la valeur de cette donnée dans une communication à la Société Médicale des Hôpitaux, en février 1920.

MM. Pierre Marie et Mestrezat ont signalé dans des cas d’encéphalite des taux d’hyperglycorachie s’élevant-jusqu'à 0 gr. 94.

CONCLUSION PRATIQUE IMMÉDIATE A TIRER DE CETTE ÉTUDE. — Il résulte de cette revue ayant trait à la glycorachie au cours de divers états pathologiques qu’il est de ia plus grande nécessité d’avoir à sa disposition un moyen pratique de doser le sucre dans ISE-CR.

Il n’est pas d’ailleurs très utile d'obtenir des dosages rigoureux. L'essentiel est de connaître l’absence ou la présence de la glycose, et, dans ce dernier cas, d'obtenir au minimum l’assurance de l’hyper ou de l'hypoglycorachie par rapport au chiffre moyen de 0 gr. 50 par litre. |

Il n’est pas douteux qu’il y a, en outre, le plus gros intérêt dans bien des cas à pouvoir suivre les oscillations du taux de la glycorachie dans l’évolution du processus observé; mais, là encore, point n’est besoin d’une approximation très précise.

Ce sont surtout les rapports entre les différents examens qui donnent de sérieuses indications.

RECHERCHE ET DOSAGE DE LA GLYCORACHIE, — Toutes les méthodes de dosage de la glycose sont applicables au L.C.R.; mais les procédés classiques des

HAT, pee laboratoires chimiques, s’ils sont rigoureux, perdent de leur valeur clinique par le temps trop long que nécessite leur emploi ou encore par l'obligation d’utiliser des appareils et des liqueurs titrées.

Nous ne voulons, ici, parler que des procédés rapides, fussent-ils peut-être un peu sommaires; les seuls qui puissent vraiment être utiles au clinicien qui a besoin de savoir vite si la courbe de la glycorachie tend à se redresser ou, au contraire, à s’infléchir. ;

Le procédé le plus simple, évidemment, consiste à faire la recherche directement sur le L. C.R.

Souvent, dans les cas de liquide clair, quelques centimètres cubes de L.C.R. mélangés avec quelques gouttes de liqueur de Felhing, le tout porté à l’ébullition dans un tube à essai, indiquent immédiatement la présence ou l’absencé de la glycose par l’apparition ou non du précipité d’oxydule de cuivre. Ker :

UTILITÉ DE QUELQUES PRÉCAUTIONS. — En présence d’un liquide purulent ou même seulement louche, il y a un intérêt considérable à faire l’essai peu de temps après l'extraction du liquide et l’éclaircir par filtration ou centrifugation; le mieux, après défécation, on arrive à ce résultat en ajoutant à 5 cme une pincée d’un mélange d’acétate de plomb et d’acétate de zinc à proportions égales; agiter, faire bouillir et filtrer ou centrifuger (J. Pignot).

Il est parfaitement démontré que la cytolyse se fait assez rapidement et qu’il y a échange entre les

Page 1